La chronique cinéma de Valérie BOAS novembre 2020
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Même confiné on peut trouver : Abondance et Variété !
La chronique cinéma de Valérie BOAS novembre 2020
« Comment ?! ? », te demandes-tu lecteur, les yeux écarquillés. Comment cette chronique peut-elle ne serait-ce qu'exister en ce mois de novembre maussade à plus d'un titre, notamment sur le front des spectacles vivant et du cinéma ?
 

 

 

Confinement saison 2 

 

 

 

 Et comment une personne qui se rend d'ordinaire plusieurs fois par semaine au cinéma comble-t-elle le manque causé par la fermeture des salles obscures ?

Certains ne jurent que par Netflix, et s'affichent en train de « binger » sur les réseaux sociaux.

 

 

Et là, cher lecteur, on ne va pas se mentir, j'ai donné moi aussi, en dévorant la saison 4 de « The Crown », une vraie réussite à tous points de vue : merveilleusement écrite, avec une touche de nostalgie pour qui a vécu les années 1980. Chaque épisode mêle habilement l'Histoire avec un grand h et la vie intime de personnages d'ordinaires vus sur papier glacé qui sont rendus plus attachants au fil de l'intrigue. Et tout sert cette magnifique machine narrative : les costumes, les décors mais surtout l'interprétation magistrale d'actrices extraordinaires : Olivia Colman, souveraine dans tous les sens du terme depuis la saison dernière, Helena Bonham Carter en princesse Margaret et surtout le duo antagoniste entre lequel oscille l'arc narratif de cette saison, formé par l'impeccable Gillian Anderson en Margaret Thatcher et la révélation Emma Corrin qui campe une Diana plus vraie que nature, innocente trahie devenue icône glamour.

 

Bande annonce

 

 

Mais ce détour par Netflix ne suffirait pas à nourrir mon insatiable appétit culturel. C'est pourquoi le reste du temps –car il en reste, du temps, quand on est confinée…- je me connecte sur Arte. Faites bien attention au choix de mots : je me « connecte » sur Arte. Car pour vraiment profiter de l'incroyable richesse de la chaîne franco-allemande, ou plutôt de son « replay », il ne faut pas allumer la télévision, mais se connecter à son site Internet ou à son application. Bizarrerie spécifique à la chaine culturelle, l'offre de contenus est différente et beaucoup plus abondante en ligne qu'à la télévision.

 

arte

replay

 

Et quelle abondance ! Et quelle variété !  En matière de concerts des plus grandes scènes du monde sont représentées dans tous les genres (classique, jazz, rock, tango, opéra…).

 

 

Côté films de fiction, Kaurismaki côtoie l' India Song de Duras et des fictions inédites toutes plus alléchantes les unes que les autres. Et le documentaire n'est pas en reste, avec de sublimes portraits, dont celui de Jane Birkin et un passionnant triptyque sur l'invention de l'écriture.

 

Pourtant mes plus gros coups de cœur sur Arte ne sont pas cinématographiques, mais télévisuels. J'ai découvert trois pépites absolument épatantes :
 
 
  
« Inside No 9 »
 
Une série anglaise en quatre saisons, chef d'œuvre d'humour noir et d'esprit british. Créée par deux acteurs en mal de rôle, composée d'épisodes d'une quarantaine de minutes indépendants les uns des autres et seulement reliés par la présence du chiffre 9 dans la scène d'ouverture, cette série décapante vous fera oublier votre enfermement : c'est une lucarne sur le monde absurde, cocasse et décalée.
 
  
« La Gifle » (« the Slap »)
 
Une série australienne en huit épisodes, tragi-comique, qui dépeint le cataclysme que subit une paisible banlieue de Melbourne après qu'un adulte a giflé un enfant lors d'un barbecue entre amis. Point de départ assez mince d'une narration chorale virtuose, qui passe d'un point de vue à l'autre, découvrant au passage petites mesquineries et grandes trahisons
 
 

-      « 18h30 »

  

     les 22 épisodes de cette micro-série (pas plus de 7 minutes chacun, génériques compris) se concentrent sur le trajet que deux collègues de bureau effectuent ensemble le soir en sortant du travail. Confidences, bavardages, jeux de rôle ou séduction… le dispositif à est aussi banal dans la vie qu'il est original à l'écran. Tournée exclusivement en plans séquence, portée par deux comédiens pleins de grâce (Pauline Etienne et Nicolas Grandhomme) la série étonne, amuse et nous rappelle curieusement le monde d'avant où on se baladait sans masque et on se faisait la bise. Il nous le rappelle mais ne nous le fait pas regretter. Surtout avec cette avalanche de pépites sur Arte.

 

  
Valerie Boas est une professionnelle de la finance et une blogueuse cinéma.
 
Retrouvez ses chroniques d'actualité sur son blog : http://theboboblog.wordpress.com
 
 
 

 

 
 
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