La lettre des placements - Octobre 2020
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Une reprise aux contours incertains
La lettre des placements - Octobre 2020
 Emmanuel Gentilhomme 
Si l’année 2020 n’est pas terminée, elle vient cependant d’entrer dans son dernier trimestre. La récession provoquée par la pandémie de ­Covid-19 est désormais plus aisée à chiffrer.

La dernière livraison des prévisions du Fonds monétaire international (FMI) n'anticipe plus une contraction du PIB mondial de 5,2 % cette année, mais de « seulement » 4,4 %. La zone euro serait toujours à la peine (- 8,3 %), mais la précédente projection augurait d'une chute de 10,2 %. La révision est nettement plus marquée aux États-Unis alors que la Chine devrait être le seul pays où la croissance restera de mise ­cette année.

 

« L'économie mondiale est en train de s'extirper du gouffre dans lequel elle s'était enfoncée lors du “ Grand confinement ” d'avril », écrit le FMI, qui prend en compte les nom­breuses statis­tiques moins mauvaises qu'attendu publiées depuis le printemps. En effet, l'institution de Washington a réévalué à la hausse le montant cumulé des mesures budgétaires et monétaires contracycliques adoptées sur l'ensemble de la planète, qui dépasse désormais 12 000Md$. Et ce chiffre colossal pourrait augmenter encore avec les décisions en cours d'élaboration.

 

Grâce à une mobilisation à la mesure du caractère exceptionnel de la crise, les États et les banques centrales devraient parvenir à limiter les dégâts cette année. Mais quid de 2021 ? Si un rebond est toujours envisagé, le FMI l'estime désormais à + 5,2 %, et non plus à + 5,4 %. Alors que les vaccins se font toujours attendre, les résurgences de l'épidémie n'en sont pas la seule en cause.

 

La présidente de la BCE, ­Christine Lagarde, en a souligné un autre lors d'une conférence d'ailleurs organisée par le FMI : « l'effet de falaise », si d'aventure les aides gouvernementales, comme le chômage partiel, venaient à prendre fin trop rapidement et trop brutalement.

 

Au passage, le FMI appelle de nouveau à la coordination des politiques publiques, ce qui n'est toujours pas dans l'air du temps. D'un point de vue boursier, ces projections invitent à la retenue vis-à-vis des valeurs de croissance, qui sont toujours richement valorisées. Elles incitent aussi à s'intéresser aux sociétés en cours de transformation, comme Korian ou Engie que nous conseillons cette semaine, ou à celles dont le rendement n'a pas durablement été mis à mal, à l'instar d'Orange, dossier sur lequel nous reviendrons dans le prochain numéro.

 

 Emmanuel Gentilhomme  
 

 

 

Achevé de rédiger le 15 octobre 2020

 

 
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