La chronique cinéma de Valérie BOAS septembre 2020
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C’est la rentrée et comme vous le savez, on est déconfinés.
La chronique cinéma de Valérie BOAS septembre 2020
Au bureau, au café, entre amis ou en famille, masque sur le nez (ou non), au bout de quelques instants, ça ne loupe pas, la question fuse : « Qu’est-ce qu’il faut aller voir au cinéma en ce moment ?»

Pour ne pas laisser s'installer un blanc aussi préjudiciable à votre dignité qu'à la santé financière de votre cinéma de quartier, procédons par élimination.

  • Tenet : Entendons-nous bien. Je remercie du fond du cœur tous ceux qui ont travaillé sur ce film et sur sa sortie en France, parce que franchement ça fait du bien de voir des salles un peu remplies, surtout par des jeunes. Mais de là à s'infliger 2h30 d'un récit spatio-temporel un peu branque, sûrement très brillant mais auquel moi perso je sais déjà que je ne vais rien comprendre euh…. Non, en fait.
IMAGE tennet

 

Donc, si pas Tenet, quoi ? Réponse en trois points, crescendo.

 

  • Police : il y a une véritable campagne de dénigrement autour de ce film sur les réseaux sociaux. Apparemment, le public fait payer à Omar Sy son choix d'incarner un policier en cette période troublée où certaines exactions des forces de l'ordres, réelles ou supposées, ont tendance à enflammer l'opinion. A mon avis, le malheureux Omar Sy est une victime collatérale du titre du film, qui ne fait pas du tout justice à cette chronique douce-amère de la solitude de la condition humaine sur fond de crise migratoire. Et qui certes se déroule au sein d'une brigade de police mais après tout c'est assez secondaire. Ce qui m'échappe c'est la raison pour laquelle les distributeurs ont gardé le titre international du film (présenté à la Berlinale en février) plutôt que de l'appeler « Coup de foudre dans le panier à salade » ou un truc comme ça. A mon avis, ça leur aurait évité d'une part bien des ennuis et d'autre part la confusion peu flatteuse avec un film de Pialat beaucoup plus subversif. Bref, en tous cas c'est chouette de voir deux acteurs beaux, sympathiques et populaires (Omar Sy, donc et Virginie Efira) faire un pas de côté par rapport à leurs emplois classiques et soutenir ce film certes un peu bien-pensant mais plaisant, actuel et bien fichu. Donc vous pouvez y aller de ma part.
image police

 

  • Effacer l'historique : quitte à retourner au cinéma, autant y aller pour l'expérience, vous ne trouvez pas ? Autant aller voir, en somme, des films qu'on ne verrait pas à la télévision. Et c'est le cas pour ce nouvel opus très déjanté du duo de réalisateurs Delépine-Kerven qui n'ont, une fois de plus, pas dû boire que de l'eau claire pour accoucher de cet objet cinématographique inclassable. L'objet en question tient à la fois de la comédie sociale et du pamphlet anticapitaliste. En gros, on y suit trois voisins de lotissement, un peu paumés et surtout en voie de désocialisation avancée, tenter ensemble une improbable croisade contre les GAFA et autres géants de la tech mondialisée. C'est drôle et farfelu, le trio Corinne Masiero - Denis Podalydès - Blanche Gardin tient toutes ses promesses et surtout ça mine de rien, le film dénonce nos addictions, nos accommodements avec cette envahissante technologie et la schizophrénie d'un monde où la data est reine sans qu'un quelconque système de gouvernance ait été mis en place ni même choisi pour protéger les citoyens lambda. Donc, vous l'aurez compris, je vous conseille de voir ce film étrange et percutant.

image effacer historique

Voir la bande annonce

 

  • Adolescentes : celui-ci, c'est mon petit coup de cœur perso. Vous n'irez peut-être pas le voir, ce en quoi vous aurez sûrement tort, mais au moins une fois que vous aurez lu ces quelques lignes vous en aurez entendu parler. Adolescentes est un documentaire qui s'inscrit dans le temps long. Le réalisateur, Sébastien Lifschitz, a formé le projet un peu fou de suivre sur cinq ans la vie de deux adolescentes de Brive-la-Gaillarde. De 13 ans à leur majorité, les jeunes filles se transforment donc devant sa caméra, dans ce chaos non linéaire qu'on appelle l'adolescence. Et leur pays aussi. Des attentats de Charlie Hebdo à l'élection présidentielle et ses désillusions, la France elle non plus n'est plus tout à fait la même aujourd'hui. Le film saisit les imperceptibles craquellements du temps sur les visages des jeunes, sur ceux de leurs parents et ils résonnent en chacun d'entre nous, qui n'étions pas, nous non plus, tout à fait les mêmes il y a cinq ans. Nous le savions mais le cinéma nous le révèle à nous-mêmes. Et donc il faut aller au cinéma pour des films comme celui-ci.
  image adolescentes
 
 
Achevé de rédiger le 10/09/2020
 
 
 
Valerie Boas est une professionnelle de la finance et une blogueuse cinéma.
 
Retrouvez ses chroniques d'actualité sur son blog : http://theboboblog.wordpress.com

 

 

 
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