La chronique cinéma de Valérie BOAS juin 2020
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Films de juin : l’avalanche programmée
La chronique cinéma de Valérie BOAS juin 2020
Ca y est ! Après plus de trois mois de sevrage brutal, on va enfin pouvoir retourner au cinéma le 22 juin. Je ne sais pas vous, mais moi j’attends ça avec impatience. Pas que ma tablette et ma télévision m’aient réservé de mauvaises surprises au cours de ces trois mois, mais quand même… la lumière qui s’éteint, le portable en mode avion et puis surtout en prendre plein la vue et plein les oreilles… tout ça me manque énormément.
Pour fêter les retrouvailles avec le public, c'est juste une avalanche de films qui nous tendra les bras à partir de lundi. Certains oiseaux de mauvaise augure hurlent déjà à l'engorgement mais en vrai, l'avalanche a ses raisons.
 

D'abord on ne trouvera pas en salles que des nouveaux films, il y a bien sûr des reprises comme « Elephant Man », ou « Le Cheikh Blanc », de Fellini (que j'ai personnellement envie d'aller voir rien que pour le titre).

 

Il y a aussi des films dont la sortie était prévue durant le confinement. Et là j'ai fait un rapide calcul : à raison de quinze à vingt sorties par semaine dans les salles françaises, multiplié par les quatorze semaines pendant lesquelles les cinémas sont restés fermés, c'est plus de 200 films qui sont restés sur étagères. Autant dire que les distributeurs ont dû être sélectifs, car ces films ne sont pas majoritaires : en réalité les « grosses » sorties (le nouveau James Bond, Mulan, mais aussi Police avec Virginie Efira et Omay Sy) ont été décalées de plusieurs semaines.

 

Mais le vrai sujet pour lundi, et donc la vraie raison de l'avalanche, c'est de reconstituer un stock. Pourquoi ? Pour que l'offre de films en salles soit la plus attractive possible pour le public le plus large possible. Le gros de la cohorte, ce sont donc des films qui sont déjà sortis en salles, juste avant la date fatidique du 17 mars. Et ces films en majorité n'ont tout simplement pas eu le temps de trouver leur public.

 

Et c'est là que j'interviens. D'abord pour vous demander, à vous qui lisez ces lignes, d'aller au cinéma, un peu comme on retourne depuis quelques jours au restaurant : parce que c'est un plaisir et aussi par solidarité. L'ensemble de la filière a été mise à mal pendant un bon quart de l'année. Si on veut que le cinéma indépendant reste ce qu'il est, c'est-à-dire éclectique, divers, indépendant justement si on veut continuer à être surpris, étonnés, enchantés, révoltés… et bien il n'y a pas de secret, il faut voter avec ses pieds. Il faut aller au cinéma.

 

Mais ce n'est pas tout. Je vous estime beaucoup trop, chers lecteurs, pour vous envoyer dans un traquenard. Si je vous enjoins de retourner au cinéma, c'est aussi parce que les salles vous réservent quelques pépites que j'ai bien envie que vous alliez voir de ma part.

Plus précisément, je veux parler de :

 

  • Un fils, de Meidhi Barsaoui, avec le toujours excellent Sami Bouajila (qui s'est même fendu d'une vidéo). Non seulement le film confirme la vigueur extraordinaire du cinéma tunisien, mais c'est aussi une pure pépite de rythme, d'émotion et de finesse et un regard acéré sur une société en transition.
affiche mon fils
 
  • Trois étés, de la Brésilienne Sandra Kogut : conte métaphorique sur une société qui trouve Dieu sait comment l'élégance de l'humour alors qu'elle est gangrenée par les inégalités et la corruption, avec la formidable Regina Casé, vue dans « Une Seconde Mère »
 affiche 3 etes
  • Vivarium, de Lorcan Finnegan, avec Jesse Eisenberg et Imogen Pools : déroutant, glaçant, mélange de réalisme cru et de fantastique, le film se lit comme une charge métaphorique contre le conformisme de la société de consommation et l'obsession de la propriété
affiche VIVARIUM
 
  • La Communion, du Polonais Jan Komasa, qui fait subtilement bouger les limites du bien et du mal en accrochant sa caméra aux pas d'un ex-taulard qui, ne pouvant entrer au séminaire, décide malgré tout de se faire passer pour un prêtre, changeant la vie d'un petit village de campagne
affiche LA COMMUNION
 
  •  L'Ombre de Staline, d'Agnieszka Holland, étonnant biopic retraçant la vie de Gareth Jones, journaliste gallois que l'histoire a injustement oublié et que la cinéaste saisit au tournant de sa vie, en 1933, entre une interview d'Hitler juste avant son accession au pouvoir et sa découverte, dans la clandestinité, de la famine en Ukraine
affiche a lombre de staline

 

Voilà. Vous savez tout. Vous avez les cartes en main. Sachez aussi que Canal Plus a décidé ce lundi 22 juin de ne programmer aucun film, par solidarité envers les salles. Maintenant vous pouvez bien sûr persister dans l'erreur et rester avachis devant Netflix, une bière à la main. Mais ce serait dommage.#Tousaucinema

 

 

Achevé de rédiger le 16/06/2020
 
 
 
Valerie Boas est une professionnelle de la finance et une blogueuse cinéma.
 
Retrouvez ses chroniques d'actualité sur son blog : http://theboboblog.wordpress.com

 

 

 
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