La chronique cinéma de Valérie BOAS avril 2020
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Les meilleurs films de confinement !
La chronique cinéma de Valérie BOAS avril 2020
Ce matin, pleine de l’ardeur de blogueuse dont je suis coutumière, j’ai entrepris d’établir la liste des « meilleurs films de confinement ».
Mal m'en a pris. J'ai pris conscience que même avec près de quatre semaines supplémentaires, je n'aurai pas le temps de voir tous les films que je veux voir. J'ai pourtant limité mes recherches à Netflix, Canal Plus et OCS (ces deux dernières plateformes étant accessibles gratuitement tant que dure le confinement). Mais même à ce compte-la, il va falloir faire des choix.
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Parce que l'enfermement et le travail à distance modifient notre rapport au temps , j'ai pris beaucoup de plaisir ces dernières semaines à me plonger dans des séries plutôt que dans des long-métrages. J'ai aussi redonné sa chance à Netflix - une plate-forme performante même si je ne suis pas fan de son algorithme. Je m'explique: j'ai regardé l'excellent “Unorthodox”, mini-serie en quatre épisodes haletants sur une jeune femme issue d'une communauté juive ultra orthodoxe de Brooklyn qui parvient à s'en échapper pour vivre son destin de femme à Berlin. Formidablement écrite et interprétée, tirée des mémoires de Déborah Feldman, une jeune femme américaine aujourd'hui installée en Allemagne, cette série en yiddish pose avec beaucoup de justesse le conflit entre l'identité collective et individuelle, la loyauté et le libre arbitre. Une fois terminé, ou plutôt dévorée la série, l'algorithme de Netflix n'a eu de cesse de me proposer des contenus communautaires - documentaires sur la vie de Moïse et des hébreux, drames sur les rites hassidiques et autres biopics sur Golda Meir.
 
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J'ai résisté à l'algorithme et je me suis tournée vers une autre série, suédoise cette fois. Suédoise mais dont l'action se situe en bonne partie à Raqqa, le fief de l'Etat Islamique en Syrie. « Kalifat » est une série chorale construite autour de trois caractères féminins forts dont les destins vont s'entrecroiser. Une jeune mère qui a suivi son mari parti faire le Jihad et qui a rêvé de fuir l'enfer syrien, une jeune adolescente en voie de radicalisation et une policière ambitieuse dont l'enquête dans les milieux intégristes semble contrarier vivement la hiérarchie. Alliant finesse de l'analyse psychologique et maîtrise du thriller (les marques du polar scandinave) avec des thème de société (immigration et montée de l'extrémisme religieux) au fond rarement analysés dans ce format, Kalifat mettra vos nerfs à l'épreuve et vos cerveaux en action. Stimulante et sobre, c'est l'une des plus belles surprises de Netflix pour cette année.
 
 
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Mais il serait dommage de se limiter à Netflix alors que d'autres plateformes ouvrent leur catalogue le temps du confinement. Ainsi OCS donne à tous ceux et sans doute surtout toutes celles (dont j'étais) qui n'avaient pas encore vu « la Servante Écarlate » l'occasion de se rattraper. Trois saisons intenses, tirées du roman de Margaret Atwood, durant lesquelles on suit June Osborn, jeune mère de famille prise au piège dans des Etats-Unis tombés dans une dictature chrétienne intégriste dans laquelle les quelques femmes encore capables de procréer sont réduites l'état d'esclaves sexuelles, affublées de vêtements moyenâgeux et privées de tout jusqu'à leu nom. June recouvre peu à peu son identité au fur et à mesure que nous, spectateurs, prenons la mesure de la catastrophe démocratique et sociale que représenterait la chute d'une grande démocratie occidentale dans le totalitarisme. Mais derrière la dystopie se cache une critique sociale violente qui retrouve une actualité singulière au moment où le monde fait face à une crise sanitaire inédite et mal préparée.
 
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Enfin, si avec tout ça il me reste un peu de temps, j'aimerais bien me replonger dans l'excellente série documentaire « Hillary » de Nanette Burstein, qui retrace le parcours hors norme de l'ex-première dame des Etats-Unis devenu sénatrice puis Secrétaire d'Etat avant de briguer l'investiture démocrate et de perdre l'élection présidentielle face à Donald Trump. J'ai vu la série au Festival de Berlin. Hillary Clinton, venue elle-même présenter l'opus, a été longuement ovationnée par une salle comble. En sortant de la Haus der Berliner Festspiele, une vaste salle de concert convertie en cinéma, je me suis arrêtée dans un bar turc, j'ai mangé un kebab. On a plaisanté avec le patron et quelques festivaliers attardés. On s'est séparés en se faisant l'accolade. Puis j'ai pris le métro pour rentrer à mon hôtel dans un quartier animé qui ne dort jamais. C'était il y a six semaines. C'était dans le monde d'avant la pandémie. C'était il y a une éternité.
 
 
Achevé de rédiger le 13/04/2020
 
 
 
Valerie Boas est une professionnelle de la finance et une blogueuse cinéma.
 
Retrouvez ses chroniques d'actualité sur son blog : http://theboboblog.wordpress.com

 

 
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