Les prévisions des professionnels janvier 2019
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Les prévisions des professionnels janvier 2019
Retrouvez les analyses et recommandations des professionnels pour le mois de janvier 2019.
Une année qui pourrait être aussi difficile que 2018: 5 experts qui gèrent des milliards d'actifs disent ce qu'il faut attendre des marchés en 2019
Business Insider - Thomas Chenel - 07/01/2019
Cet article a été initialement publié sur le site de Business Insider

 

L'année 2018 a été particulièrement rude pour les marchés boursiers. Et en 2019, de nombreux facteurs devraient encore peser sur les cours, à commencer par la guerre commerciale qui pourrait se poursuivre entre les Etats-Unis et la Chine.

Les difficultés de pays émergents, comme l'Argentine et la Turquie, le Brexit et les tensions entre Rome et Bruxelles sur les finances publiques de l'Italie pourraient aussi malmener les places financières.

L'économie mondiale s'inscrit dans un contexte de resserrement monétaire, les banques centrales injectant moins de liquidités pour soutenir l'activité. Par ailleurs, l'endettement au niveau mondial, public et privé, a atteint un record, selon le Fonds monétaire international (FMI).

Dans cet environnement incertain, marqué par la volatilité boursière, voici comment cinq grands gérants de fonds voient se profiler l'année 2019:


BlackRock est optimiste pour 2019, mais mise moins sur les actions européennes, en raison du 'potentiel de perte important' en Europe.

 

Le premier gestionnaire d'actifs au monde voit "de bonnes raisons d'espérer que 2019 soit plus clémente pour les investisseurs", même si l'économie et les bénéfices des entreprises sont entrés dans une phase de ralentissement.

Selon Isabelle Mateos y Lago, directrice générale au BlackRock Investment Institute, les tensions commerciales devraient rester élevées et les risques de fragmentation de l'Europe "restent inquiétants à moyen terme compte tenu des marges de manoeuvre limitées pour faire face à une récession".

Le gérant de fonds conserve une préférence pour les actions sur les obligations, "mais avec moins de conviction qu'auparavant". Il voit dans les pays émergents des valorisations "maintenant très attrayantes". Et préfère les Etats-Unis aux actions européennes, pour s'éloigner "des zones à risque limité mais à potentiel de perte important", comme l'Europe.

En France, la capacité à surperformer du marché actions "dépendra sans doute en partie de la poursuite des réformes structurelles et de la baisse durable de la pression fiscale", considère BlackRock.


AXA voit 'une accumulation de nuages' pour cette année — qui pourrait être 'aussi difficile' que 2018 — et compte réduire son exposition aux actifs risqués.

 

AXA Investment Managers (AXA IM) est beaucoup moins optimiste pour 2019. L'expert français de la gestion d'actifs voit "une accumulation de nuages" en 2019, qui pourrait être une année "aussi difficile que 2018, en raison du ralentissement économique mondial et de la poursuite du durcissement monétaire".

Il adopte par conséquent un point de vue "moins positif" sur les actifs risqués et compte réduire son exposition aux actions, en glissant vers une position neutre sur ce type d'actifs contre surpondérée auparavant.

AXA IM anticipe ainsi un ralentissement aux Etats-Unis, en Chine et en zone euro.

Aux Etats-Unis, le soutien budgétaire à l'économie se réduit et "les conditions financières se resserrent", souligne notamment Laurent Clavel, à la tête de la recherche macroéconomique d'AXA IM, qui prévoit un ralentissement de la croissance du pays à 2,3%.

La zone euro, "déjà en retard de deux ans dans la phase d'expansion du cycle économique", devrait quant à elle voir sa croissance tomber à 1,4%. Elle devrait notamment subir une diminution des investissements des entreprises et une plus faible demande extérieure.


Nordea Asset Management s'attend à un pic des actions mondiales dans les prochains mois, favorisant les valeurs refuges et certaines obligations.


Lire la suite sur le site de Business Insider en cliquant ici

 


Les Prévisions choc 2019 de Saxo Bank
Saxo Banque 04/01/2018
Cet article a été initialement publié sur le site de Saxo Banque

 

Un début de récession pour l'Allemagne, Apple achète Tesla, Trump limoge Powell et les Travaillistes remportent une victoire retentissante et Jeremy Corbyn Premier Ministre instaure la parité de change entre la livre sterling et le dollar américain.
 
Ces prévisions ne constituent pas les prévisions de marché officielles de Saxo Bank pour 2019, mais elles constituent un avertissement quant à une possible mauvaise répartition du risque pour les investisseurs qui ne voient généralement qu'1% de probabilité que ces événements se réalisent.

Les Prévisions choc pour 2019 sont :
 
  1.   L'Union Européenne annonce un effacement de la dette
  2.   Apple achète Tesla à 520 $/action
  3.   Donald Trump limoge J. Powell
  4.   Le Premier Ministre britannique Jeremy Corbyn instaure la parité entre la livre sterling et le dollar américain
  5.   La crise du crédit aux entreprises conduit Netflix à connaitre le même sort que General Electric
  6.   L'Australie lance son propre plan Paulson après avoir nationalisé les quatre principales banques du pays
  7.   L'Allemagne entre en récession
  8.   Une éruption solaire de classe X sème le chaos et provoque des dégâts à hauteur de 2000 milliards de dollars
  9.   Adoption d'une taxe mondiale sur le transport en raison de la multiplication des inquiétudes relatives au climat
  10.   Le FMI et la Banque mondiale annoncent leur intention de cesser de mesurer le PIB, et de se concentrer sur la productivité.
Un monde dans lequel Donald Trump est président des États-Unis transforme les énormités en simple faits divers dans le flot des informations quotidiennes, mais nous ne laisserons pas cela nous éloigner des prévisions choc de cette année : notre travail annuel qui consiste à évoquer des événements peu probables - mais pas impossibles - qui pourraient se produire au cours de la nouvelle année.

L'édition de cette année tourne autour du thème « trop c'est trop ». Un monde qui tourne à vide devra se réveiller et commencer à créer des réformes, non pas parce qu'il le veut, mais parce qu'il le doit.

Les signes sont partout. Les estimations sont exagérées, les changements politiques sont soudains et même des développements culturels apparemment mineurs, comme la montée en puissance du célèbre chef d'État, semblent indiquer que la société a atteint son apogée.

Ce dernier point ne semble-t-il pas exagéré ? L'excellent documentaire The Four Horsemen l'a cité comme étant un signe d'exagération, ajoutant que « pendant les dernières décennies de leur empire respectif, les Romains, les Ottomans et les Espagnols ont chacun fait de leur chef d'État une célébrité. »  Sommes-nous, nous aussi, proches de la fin de notre moment impérial ?

Ayant fait ce travail pendant plus de 30 ans, je suis frappé de constater à quel point notre société est devenue irresponsable au niveau de la politique, des entreprises et même des individus. La cupidité est la nouvelle tendance et elle est satisfaite par la complaisance plutôt que par un désir d'équité et de productivité. L'accent est plutôt mis sur l'amélioration marginale et la prévention des incidents plutôt que sur la prise de décisions audacieuses pour rendre le monde meilleur, plus rapide, plus juste et plus égalitaire.

Notre nouveau leitmotiv est : « Puissions-nous éviter la douleur aujourd'hui », ou plus désolant encore : « Les choses ne sont peut-être pas formidables, mais elles pourraient être pires ».

Nous pensons que 2019 marquera un profond bouleversement de cette mentalité alors que nous arrivons au bout du chemin en accumulant de nouvelles dettes et que l'année prochaine, nous commencerons tous à payer la note pour nos erreurs. Le grand cycle du crédit montre déjà des signes de tension à la fin de l'année 2018 et se répandra sur les marchés des pays développés l'année prochaine, les banques centrales devant revoir leur copie. Après tout, leur politique consistant à « faire fonctionner la planche à billets » depuis 2008 n'a fait que creuser encore davantage le niveau d'endettement, et cela a maintenant dépassé leur mandat de gestion.

Nous n'avons aucune idée si l'une ou l'autre de nos nouvelles prévisions se réalisera. Il s'agit de susciter le débat et d'élargir notre conscience de ce qui pourrait mal tourner en 2019. Grâce à cette prise de conscience, nous pouvons nous préparer à faire face à des défis qui pourraient ébranler nos portefeuilles et même nos moyens d'existence.

En regardant la liste des prévisions choc, il me semble que si certaines d'entre elles voyaient le jour, nous pourrions enfin assister à un changement sain vers une société moins endettée, moins axée sur les gains et la croissance à court terme. Nous pourrions observer une nouvelle orientation vers la productivité et une nouvelle révolution économique vers la mondialisation avec des règles du jeu plus équitables, juste après la crise. Du côté négatif, nos prévisions comprennent une aggravation considérable de l'indépendance de la banque centrale, un effondrement du crédit et de grosses pertes dans le secteur de l'immobilier.

Avant de continuer, rappelez-vous des règles de base des prévisions choc de Saxo : elles ne représentent en aucun cas les perspectives ou prévisions officielles de Saxo Bank. Il s'agit plutôt de risques peu probables qui sont encore sous-évalués et qui pourraient modifier radicalement les perspectives d'investissement et l'économie au cours des 12 à 24 prochains mois s'ils venaient à se réaliser.

L'année 2018 n'était pas une année ordinaire. Une grande partie de l'année a vu les marchés américains faire cavalier seul, mais une fois que les programmes de rachat se sont épuisés, la gravité économique de l'affaiblissement du crédit et de la hausse des prix de l'argent et de l'anti-mondialisation s'est fait sentir. Nous maintenant sommes confrontés à une fin d'année difficile. En analysant l'année à venir, nous pouvons imaginer au mieux une période de navigation difficile, et au pire, un scénario du film « En pleine tempête ».

Nous voulons profiter de cette occasion pour vous remercier pour tous les grands engagements et les événements que vous avons partagés en 2018. Ce fut une année très intéressante et j'ai le sentiment que les cinq prochaines années seront les plus déterminantes de ma longue carrière.

J'attends avec impatience les changements que nous prévoyons, ne serait-ce que parce que les résultats pourraient s'avérer extrêmement positifs. Seule une société productive nous permettra de faire face à la dette, à l'immigration, au populisme et aux inégalités. Des études montrent que la façon la meilleure et la plus efficace de devenir plus productif est simple : l'éducation et la recherche fondamentale.

Voilà pour la bonne nouvelle. La mauvaise étant que tout le monde n'appréciera pas les montagnes russes qui se profilent à l'horizon. Pour paraphraser le grand Mick Jagger, nous ne pouvons pas toujours avoir ce que nous voulons, mais nous pourrions juste avoir ce dont nous avons besoin.
 

Bilan d'une année 2018 compliquée et perspectives 2019
Jean-Marie MERCADAL - Directeur Général Délégué en charge des gestions - OFI Asset Management - 18/12/2018
Cet article a été initialement publié sur le site de OFI AM
 
 
L'année boursière s'achève dans la douleur. Depuis le mois de septembre, la thématique du ralentissement économique l'emporte, accentuée par une accumulation de nouvelles négatives, d'ordre politique principalement. Finalement, la confiance des investisseurs a fléchi et pratiquement toutes les classes d'actifs financiers affichent désormais des performances négatives en 2018. Les marchés ont-ils raison d'être aussi pessimistes ? Ce contexte crée-t-il des opportunités d'investissement ? Voici notre analyse et nos perspectives.
 
OFI AM 18122018
 
De mémoire de boursiers, nous n'avions jamais vu cela !

D'après une étude de Deutsche Bank, qui a recensé les performances des principales classes d'actifs financiers de toute nature depuis près d'un siècle, il n'y avait jamais eu aussi peu de performances positives (en dollar) sur une année calendaire. Les résultats de cette année 2018 sont effectivement éloquents : les actions baissent très sensiblement, de -5,0% pour les actions américaines à -10,0%/-15,0% pour les principaux indices européens. Les actions émergentes reculent de près de 15,0% (-25,0% pour les actions chinoises). Les performances obligataires sont également négatives, ce qui est toutefois moins surprenant vu le niveau de départ très faible des taux d'intérêt : -0,2% pour l'indice des obligations de la zone Euro. Les obligations « crédit » ont été pénalisées par l'écartement des « spreads (écart de taux) » et affichent au final des performances de -1,3% pour celles les mieux notées (« Investment Grade ») et de l'ordre de -2,8% pour celles de moindre qualité (« High Yield »). Même le soi-disant « taux sans risque » – l'Eonia, référence des placements monétaires – obtient une performance de -0,3% sur l'année à ce jour. L'or, considéré souvent comme valeur refuge abandonne également près de 5,0% et le Bitcoin, star de l'année 2017 et symbole des nouvelles crypto monnaies, perd 73,0% ! Seul le dollar a progressé, contre pratiquement toutes les monnaies et particulièrement les monnaies émergentes (+5,9% vis-à-vis de l'euro).

Bref, un environnement très difficile pour les gérants, qui ont en outre eu à subir de très fortes et soudaines dispersions sectorielles à l'intérieur même des indices actions. Nous l'avions évoqué dans notre précédente publication, les statistiques de performance des gérants ne se sont pas améliorées ces dernières semaines : à fin novembre, seuls 30,0% des gérants actions Europe battent les indices, 25,0% aux États-Unis. De même, la moyenne des fonds diversifiés d'allocation flexible affiche une performance très décevante de près de -7,0% depuis le début de l'année...(Lire la suite en cliquant ici).
 
Actions

Les valorisations ont nettement baissé, il faut recommencer à investir progressivement

Nous sommes passés de positif à neutre en mai dernier sur les actions européennes. Depuis, les grands indices ont perdu près de 15% alors que les prévisions de bénéfices n'ont été revues que modérément à la baisse. Aux États-Unis, les profits des entreprises de l'indice S&P 500 vont progresser de près de 20% cette année et sont attendus actuellement en hausse de près de 10 % pour l'année prochaine. En Europe, les bénéfices ont été un peu plus impactés par l'évolution de la conjoncture, mais ils progresseront de l'ordre de 5% cette année et sont attendus de +5% à +7% l'année prochaine. Il peut y avoir encore quelques révisions à la baisse au vu du ralentissement économique en cours, les analystes « bottom up (4) » étant quelquefois en retard par rapport à l'évolution macroéconomique. Mais les marchés ont largement anticipé ce mouvement à notre avis.

 

Dans ces conditions, les valorisations d'ensemble ont nettement baissé. Aux États-Unis, le PER (5) 2019 de l'indice S&P 500 est revenu à 15, et tous les autres indicateurs de valorisation montrent que nous sommes revenus proches des normes historiques, y compris sur les valeurs technologiques. En Europe, le PER 2019 de l'indice Stoxx Europe 600 est désormais tombé à 12, avec un rendement des dividendes proche de 4%. Ces niveaux permettent d'amortir un éventuel mouvement de révisions à la baisse plus important.

 

À l'intérieur des indices, ce sont justement les valeurs les plus cycliques qui expliquent cette baisse des valorisations. La dispersion au sein des indices s'est exacerbée. Les secteurs qui bénéficient de taux bas se tiennent bien.


Inversement, de nombreux secteurs ont été pénalisés et retrouvent des niveaux qui correspondent à la crise de 2011, voire de 2009. A priori, nous sommes loin d'être dans une situation similaire. Il y a donc un potentiel de reprise très important sur ces segments. Pour le reste, les valeurs de croissance traditionnelles semblent offrir moins de potentiel de revalorisation, mais elles devraient continuer à bénéficier d'un environnement de taux d'intérêt relativement bas.


Les actions émergentes ont bien résisté durant la dernière phase de correction, ce qui montre que les valorisations atteintes par rapport aux bénéfices attendus sont désormais assez basses.


Nous aimons particulièrement les actions chinoises cotées localement.

 

Lire l'intégralité de l'article sur le site de OFI AM en cliquant ici

 

ou télécharger la letrre Grand Angle de OFI AM en cliquant ici


2019, la Remontada
Mourtaza Asad-Syed - Yomoni - 07/01/2019
Cet article a été initialement publié sur le site de Yomoni

 

yomoni
2018 a été difficile pour les bourses mondiales. L'année a marqué le retournement des conditions financières extrêmement favorables connues en 2017, au détriment de toutes les classes d'actifs.

La conjoncture se dégrade désormais partout, même aux États-Unis. Le début d'année s'annonce donc difficile sur les marchés d'autant plus que les leaders politiques ajoutent davantage de confusion.

Alors qu'elles réduisent actuellement la liquidité financière, les banques centrales devraient inverser leur politique tôt ou tard, pour éviter une récession.

Une fois les conditions économiques et financières stabilisées, les bourses mondiales devraient alors rebondir, portées par la tendance haussière des profits mondiaux.

2017-2018 DES ANNÉES MIROIRS

L'année 2017 était exceptionnelle avec seulement une classe d'actifs en performance négative sur soixante-dix (les obligations philippines), mais cette année, c'est exactement l'inverse. En 2018, les liquidités -en dollars en particulier -ont surperformé quasiment toutes les classes d'actifs (à l'exception du cash en peso mexicain !), une première en cent dix ans. La fin des hausses de taux en 2019 devrait remettre le cash au milieu du peloton des performances.
 

 
Année 2019 encore éprouvante pour les marchés : pourquoi le blues de fin de cycle ?
Hubert Tassin - Gaspal Gestion - 21/12/2018
Cet article a été initialement publié sur le site de Gaspal Gestion

 

L'année n'a pas été bonne pour la valorisation des actifs. Le tableau des Bourses est rouge et les places en hausse sont des exceptions et des cas particuliers : Brésil et Russie, mais aussi Inde et quelques places plus périphériques. Les marchés de taux n'ont pas fait mieux et c'est une situation un peu exceptionnelle : les spécialistes de BFT IM relèvent ainsi que 2018 est le seul des exercices depuis 1990 à afficher une performance globalement négative à la fois pour les actions et pour les investissements sur les marchés de taux d'intérêt.


Ce constat pose une question finalement assez basique : n'est-on pas allé trop loin dans la baisse de l'un, de l'autre, des deux ? Un début de réponse peut être donné par un point général de conjoncture, puisque la rupture de cette année a précisément trouvé sa source dans le passage d'un cycle de croissance mondiale synchrone à une désynchronisation sur fond d'inflexion de l'expansion.

 

Les trois poids lourds de la zone euro freinent, la consommation, l'investissement et l'export en panne


La zone euro vient en tête des déceptions pour les tendances macroéconomiques comme ses actions le sont aussi pour les performances boursières. Le pic du quatrième trimestre 2017 (croissance de 0,7 %) a entraîné un reflux en début d'année, mais, au fur et à mesure des mois, la consommation s'est contractée, l'investissement privé a reculé, l'apport du commerce (exportations nettes) a été très fortement réduit. Au bilan, un recul du rythme de croissance revenu de 2,5 % en 2017 à 2 % cette année, sans doute un peu moins.


L'inflexion de la dynamique de tous les contributeurs à la croissance se traduit dans les indicateurs avancés; les fameux PMI mesurant les intentions des directeurs d'achat. Leur solidité aux Pays-Bas et en Espagne (et par ailleurs au Royaume-Uni) ne peut compenser la panne en Italie, une situation quasi-neutre en France et un très fort retournement en un an en Allemagne. Ce sont les trois poids lourds du continent qui freinent.


Ce qui est frappant est la disparité au sein de la zone monétaire : les gestions des égoïsmes qui trouvent leur traduction dans les régimes fiscaux et sociaux de combat se retrouvent dans les chiffres. Résultat : les projections pour 2019 indiquent globalement un nouveau ralentissement. La Banque Centrale Européenne table sur 1,7 %. Et ses spécialistes attendent au mieux une stabilisation en 2020 et une baisse à 1,5% en 2021.


Cette très nette inflexion est aussi un changement de tendance. Elle a entraîné une vraie réduction des prévisions de bénéfices des entreprises et elle va encore le faire. Le pic de croissance a aussi été un pic de rentabilité. C'est particulièrement sensible pour les industriels allemands qui, en dehors même de la guerre commerciale, souffrent du ralentissement des exportations et d'une crise de l'industrie automobile qui sera durable. Le moteur allemand grippé, c'est – un peu paradoxalement – la relance française de la consommation qui va soutenir la zone. Pour autant, dans la zone 1,5-2 % l'économie européenne ne permettra pas de nette réduction du chômage.


Malgré ce ralentissement, la croissance de la zone euro reste supérieure à son potentiel (la démographie et la productivité). La récession n'est pas en vue et le continent s'oriente vers un rythme plus faible, mais, précisément, on aura compris que, dans ces conditions, la BCE n'a pas de raison de reporter la fin de l'accroissement de son bilan pas plus que la perspective de hausse de ses taux directeurs. Le risque italien, la fragilité du système bancaire allemand ou les retombées du Brexit peuvent évidemment entraîner des dérapages l'amenant à s'adapter.

Au-delà du différend avec les États-Unis, la chine doit puiser dans son policy mix pour sauver les 6 % de croissance


La Chine change de modèle : c'est ce que ses partenaires des grands pays lui demandaient ; c'est ce que le parti communiste cherche à mettre en place. Le passage d'une économie basée sur l'exportation – l'usine du monde – à un meilleur équilibre avec la dynamique interne a été proclamé il y a un an lors du XIXème Congrès du parti communiste. La construction « d'une société modérément prospère à tous les égards » demande des réformes qu'il faut financer par une croissance supérieure à 6 %. Pour retrouver des marges, pour éviter des bulles trop dangereuses, le parti avait lancé à la fin du dernier trimestre 2017 un assainissement de son système bancaire et para-bancaire. Le ralentissement du commerce mondial l'a contraint à aller dans le sens inverse : les vannes monétaires et du crédit ont été largement ouvertes pour permettre les leviers financiers sauvant ces fameux 6 %.


Dans le contexte de négociations difficiles avec les États-Unis, le stimulus budgétaire doit s'ajouter au maintien et même à l'accélération des actions monétaires. En effet, la demande extérieure ralentit et celle interne aussi. La baisse du marché automobile – cinq mois de recul consécutifs et -13,9 % en novembre – permet de comprendre l'ampleur du retournement conjoncturel.


Les signes d'essoufflement se multiplient et les mesures de soutien à l'activité vont s'amplifier fortement tout au long de 2019, pour permettre finalement, dans le meilleur des cas, de finir sur l'objectif de 6 %.


La baisse de la demande chinoise (importations et exportations qui se contractent en même temps) pèse et va peser assez fort sur l'ensemble des pays émergents dont la croissance globale de moins de 5 % cette année va encore ralentir pour s'orienter progressivement vers 4,5 % malgré des fondamentaux au global assez solides et des demandes internes aux perspectives assez sûres.
 

Lire la suite sur le site de Gaspal Gestion en cliquant ici
 


 

Intervention de Philippe Waechter sur TV Finance
TV Finance - 18/12/2018
Cette vidéo est consultable sur YouTube
 
 

 
Une crise boursière en 2019 ? 13 professionnels de la finance répondent !
Cafedelabourse.com - 17/01/2019
Cet article a été initialement publié sur le site www.cafedelabourse.com

 

Après une année 2018 mouvementée sur les marchés financiers, 2019 s'annonce elle aussi compliquée. Découvrez les perspectives macro-économiques de notre panel d'experts pour anticiper au mieux les événements à venir et investir avec succès !

 

Finance et Bourse : fortes divergences au sein de l'économie mondiale

2019 s'inscrira-t-elle dans la continuité de 2018 ? Il faut dire que l'an dernier, les sujets d'inquiétude ont été nombreux. BFT Investment Managers souligne notamment «  la hausse des droits de douane américains, les craintes sur la croissance mondiale, le sentiment de fin de cycle aux États-Unis, la résurgence du risque politique en Italie et la baisse des prix du pétrole en fin d'année ». À ce titre, l'année 2018 a bel et bien marqué « une rupture et nous a fait entrer dans un nouvel environnement économique et de marché. » Et que dire de la « succession de turbulences qui a douché les traditionnels espoirs de rallye de fin d'année » comme le fait justement remarquer Cholet Dupont.

 "La croissance mondiale est attendue en léger ralentissement pour 2019, après une année 2018 qui devrait se terminer autour de 3,7 % de croissance."

Dans ce contexte, ce n'est une surprise pour personne, comme le souligne CPR Asset Management.

Mais la croissance chinoise attendue est à +6,2 %. Notez également que les indices PMI restent nettement au-dessus des 50 points aux États-Unis et dans la plupart des pays d'Europe. Les indicateurs ne sont donc pas si mauvais. Mais comme l'explique si bien BFT Investment Managers, « c'est [leur] tendance qui fait douter les investisseurs, car ces indicateurs de bonne santé économique se tassent progressivement. »

Autre point singulier qui mérite d'être noté, c'est ce que Allianz Global Investors appelle la « désynchronisation et fragmentation de l'économie mondiale » ou ce que Christopher Dembik, responsable de la recherche macro-économique Saxo Banque nomme, lui  la « fin de la croissance mondiale synchronisée ». Norman Villamin,  Chief Investment Officer (CIO) Private Banking à l'UBP (Union Bancaire Privée) parle lui de « croissance économique globale désynchronisée, [qui] combinée à la montée de l'instabilité politique au niveau régional et mondial, devrait continuer à alimenter la volatilité ». Même son de cloche chez Lombard Odier Private Bank où Stéphane Monnier, Chief Investment Officer explique que « les actifs risqués étant désormais plus sensibles aux facteurs macroéconomiques et l'incertitude politique jouant un rôle croissant, la volatilité des marchés financiers paraît appelée à durer. »

Retour sur ce nouvel ordre mondial en pleine décorrelation et marqué par la volatilité.

États-Unis : ralentissement ou récession pour la première économie mondiale ?

"L'économie américaine est sur le point de tomber de son piédestal, pour Generali Investments."

Même si elle pourrait prochainement « célébrer son plus long cycle, les craintes d'un ralentissement demeurent ». Gaspal Gestion, pour qui « les États-Unis constituent l'une des principales sources d'incertitudes du fait que le cycle économique est désormais très mature », abonde également dans ce sens. Pour Blackrock, « l'économie américaine [entre] dans une phase de fin de cycle. […] les marchés anticipent un ralentissement à venir, même si le risque réel d'une récession aux États-Unis est faible en 2019 ». Pour Cholet Dupont aussi, « l'économie américaine finit par enregistrer des signes de ralentissement plus large. » Mais quels sont-ils ?...

 

 

Pour lire la suite de l'article sur le sirte de Café de la Bourse, cliquez ici

 

 

 

Achevé de rédiger le 14/01/2019

 

 
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