AMF Cartographie 2018 des marchés et des risques
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AMF Cartographie 2018 des marchés et des risques
L’AMF a publié sa cartographie 2018 qui constitue un panorama de l’évolution sur un an des risques liés à l’actualité économique, financière et réglementaire. Elle analyse le financement de l’économie, les marchés ainsi que l’épargne des ménages et la gestion collective.
Au cours de l'année écoulée depuis notre dernière cartographie, les marchés financiers ont connu des changements significatifs, qu'il s'agisse de leur structure ou de leur environnement (économique, politique).
 
L'environnement économique a été favorable avec une croissance soutenue et générale sans que la remontée des taux d'intérêt américains ne se diffuse pour le moment trop négativement vers d'autres zones géographiques (les pays émergents y sont traditionnellement très sensibles). Les pics de volatilité comme en février 2018 n'ont été que de courte durée, ainsi que les corrections qu'ils ont accompagnées. Les tensions internationales n'en demeurent pas moins très présentes avec, outre les risques géopolitiques, le début d'une guerre commerciale qui a été enclenchée par les États-Unis avec des mesures qui ne sont pas sans rappeler le Smoot-Hawley Tariff Act de 1930 et qui font peser une menace à la fois sur la croissance, sur l'inflation et sur les changes. La désynchronisation des politiques monétaires des deux côtés de l'Atlantique, et la mise en place d'un policy-mix inédit aux États-Unis (relance budgétaire en haut de cycle, alors que la Fed procède à un resserrement monétaire), n'ont pour le moment pas pesé sur les marchés mais participent à accroître leurs risques compte tenu de l'incertitude sur leurs effets.
 
Les développements de l'année écoulée ne remettent donc pas en cause, loin s'en faut, les principauxrisques qui avaient été identifiés l'an dernier dans notre cartographie. D'abord celui d'une correction sur les marchés financiers, alors que les valorisations paraissent plus que jamais élevées au regard de multiples indicateurs (prime de risque, prime de terme, spreads, etc.). Les marchés actions, en particulieraméricains, et les marchés obligataires plus généralement paraissent ainsi les plus vulnérables. Ensuite, le risque lié à la solvabilité des émetteurs, compte tenu des niveaux d'endettement atteints et de leur dynamique qui ne montre pas d'inflexion, alors que les taux d'intérêt sont maintenant orientés à la hausse et que la normalisation monétaire n'est qu'annoncée dans la zone euro.
 
Parallèlement, le système financier est devenu plus robuste et les informations tirées des reportings réglementaires (EMIR, AIFM) permettent de réviser à la baisse certains risques : risques venant des marchés dérivés, risques de liquidité des fonds d'investissement par exemple. Les marchés européens sont affectés en profondeur par la mise en place, qui s'est d'ailleurs déroulée sans accroc, de nouvelles réglementations au premier rang desquelles la directive MIF2. Notre vigilance doit maintenant porter sur l'atteinte réelle de certains objectifs poursuivis, comme la transparence accrue sur les marchés, alors que de nouveaux modes de négociation se font jour. Nous devons analyser ces évolutions. Nous devons également examiner les éventuels effets indésirables de certaines règles comme celles imposées sur le financement de la recherche, qui pourraient se traduire par un appauvrissement pour des segments comme celui des PME-ETI.
 
L'année à venir sera pour sa part marquée par le risque de Hard Brexit, si aucun accord ne permet de mettre en place une période de transition le 29 mars 2019 (date où le Royaume-Uni doit sortir de l'Union européenne). L'incertitude autour des négociations politiques en cours entre le Royaume-Uni et l'Union, autour de leur issue favorable et de leur approbation finale par les parlements compétents, doit conduire les acteurs des marchés financiers à se préparer à toute éventualité. L'accès au marché, et les produits dérivés (compensés au Royaume-Uni, ou non compensés mais impliquant un acteur britannique) paraissent les plus exposés. À neuf mois de l'échéance et alors que certaines révisions de textes européens sont encore en négociation, il convient de réfléchir à des solutions pratiques pour les intervenants. À plus long terme, c'est le risque de fragmentation des marchés, de divergence réglementaire voire de concurrence réglementaire nivelant par le bas les protections créées après la crise de 2007, qui ferait peser une menace sur les marchés financiers, non seulement en raison du Brexit mais aussi d'un contexte international plus propice à la déréglementation.
 

Robert Ophèle,
Président de l'Autorité des marchés financiers

 

 
Mots clés
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