Les prévisions des professionnels - mai 2018
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Les prévisions des professionnels - mai 2018
Retrouvez les analyses et recommandations des professionnels pour le mois de mai 2018.
Fonds sectoriels : privilégier l'approche active est-il payant ?
 
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Thomas Lancereau, CFA  Directeur de l'Analyse des Fonds, Morningstar France
 
 Cet article a été initialement publié dans l'édition de mars de la lettre FundInvestor publiée par Morningstar.

Les investisseurs dans des fonds sectoriels, qu'ils soient gérés de manière active ou passive, rencontrent les mêmes défis.

Le tableau suivant illustre la performance des fonds gérés activement aux Etats-Unis par rapport à leur catégorie respectivement, lesquelles incluent des fonds actifs et passifs.

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Source : Morningstar Direct


S'il n‘est pas surprenant de voir les fonds gérés activement sous-performer les fonds passifs sur 3, 5, 10 et 15 ans à fin décembre 2017, les résultats sont plus nuancés lorsqu'il s'agit de fonds sectoriels. Il est vrai que le nombre de fonds sectoriels est globalement moins importants, ce qui peut rend les résultats statistiques moins significatifs.

Néanmoins, les résultats sont intéressants pour les investisseurs.

Dans l'univers de la technologie, les fonds gérés activement au sein de la catégorie US Active Fund Technology ont sous-performé la catégorie globale de 7 points de base en rythme annualisé sur 15 ans. Les 10 plus gros fonds qui existaient en janvier 2003 existent toujours. Huit d'entre eux ont surperformé leur catégorie.

Dans le secteur de la santé, les résultats sont moins probants. Les gérants actifs ont sous-performé de façon régulière. Les investisseurs ont dû se montrer sélectif pour trouver de bons gérants. Au sein des dix plus gros fonds de la catégorie, un a été fusionné et six des neuf restant ont surperformé la moyenne de catégorie sur 15 ans sur la base du rendement total, mais seuls 5 ont fait mieux sur une base ajustée du risque.

Dans les services financiers, les gérants ont modestement surperformé sur 10 et 15 ans mais ont sous-performé sur 5 ans. Sur les 10 plus gros fonds actifs, 2 ont fusionné et 5 sur 8 ont surperformé leur moyenne de catégorie sur 15 ans....
 
 
 

100% Marchés - Mardi  22 mai 2018 - BNP Paribas Produits de Bourse
 

 

 

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Le marché pétrolier à deux doigts d'exploser
 

Saxo Banque - Christopher Dembik - 08/05/2018

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Cet article a été initialement publié sur le site de Saxo Banque

 

Aujourd'hui, avec un peu d'avance, Donald Trump doit annoncer sa décision finale concernant le maintien des Etats-Unis dans l'accord signé avec l'Iran et cinq autres puissances mondiales le 14 juin 2015 visant à limiter le programme nucléaire iranien en échange de la levée des sanctions contre Téhéran. Il s'agit de l'évènement le plus important pour le marché pétrolier depuis l'accord entre l'OPEP et la Russie en décembre 2016.

Si Donald Trump décide de retirer les Etats-Unis de l'accord, une flambée des prix mondiaux du baril de pétrole pourrait intervenir et être très contre-productive compte tenu de l'impact à attendre sur la croissance mondiale et l'inflation. Alors que les autres membres signataires de l'accord souhaitent son maintien, la réintroduction des sanctions américaines nuirait à la capacité de l'Iran à recourir pour ses paiements à l'USD. Même si l'Iran n'exporte pas de pétrole vers les Etats-Unis, les sanctions pourraient aboutir à la réduction drastique de la demande des alliés américains en Europe, au Japon et en Corée du Sud, comme nous l'avons déjà vu par le passé, notamment en 2012 et en 2015.

 

Les Etats-Unis, Israël et l'Arabie Saoudite considèrent l'accord actuel comme imparfait puisqu'il permet à l'Iran de construire des armes nucléaires après un moratoire de dix ans tout en donnant à Téhéran le pouvoir économique de financer des organisations terroristes en Syrie, au Liban et au Yémen. Israël a rejoint le débat la semaine passée lorsque le Premier ministre Netanyahu a déclaré posséder des documents prouvant que l'Iran avait lancé un programme entre 1999 et 2003 pour construire des bombes atomiques. L'impact sur le marché s'est avéré temporaire car Israël n'a finalement présenté aucune preuve tangible que l'Iran viole actuellement les termes de l'accord.

 

La levée des sanctions au début de 2016 a contribué à une augmentation d'un million de barils par jour de la production pétrolière iranienne, à 3,8 millions de barils par jour. Une réintroduction des sanctions pourrait conduire à abaisser d'environ 300 000 à 500 000 barils par jour la production iranienne. 

En cas de sortie des Etats-Unis, l'envolée du baril de pétrole est quasi-certaine, sachant que le Brent brut, qui sert de benchmark mondial, a déjà considérablement augmenté ces dernières semaines, sous l'effet des tensions géopolitiques et aussi de l'effondrement continu et massif de la production du Venezuela (selon les prévisions, la production de Caracas pourrait diminuer de l'ordre de 350 000 à 400 000 barils par jour cette année du fait d'un sous-investissement considérable).
 

 


 

Climat de sérénité malgré Trump et l'Italie
 
Analyse de marché - 11/05/2018
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Les Bourses mondiales confirment leur mouvement haussier malgré le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien annoncé plus tôt dans la semaine. Au-delà de l'effet positif de la hausse du Brent sur les secteurs pétroliers et cycliques, c'est la publication des chiffres d'inflation américains qui a permis d'une part, d'accentuer la reprise des Bourses mondiales, notamment aux Etats-Unis et en Asie, et d'autre part de détendre quelque peu la pression exercée à la hausse sur les taux d'emprunt d'Etat et sur le dollar.
 

En effet, l'indice des prix à la consommation aux Etats-Unis ressort pour le mois d'avril à 0,2% contre des attentes à +0,3%. Si le taux annuel d'inflation s'élève à 2,5%, lié notamment aux effets de base du printemps dernier, l'inflation sous-jacente (hors prix alimentaire et énergie) se situe à 2,2% en rythme annualisé. La Réserve fédérale a d'ailleurs précisé, à l'issue de son précédent comité de politique monétaire, que sa cible d'inflation était symétrique, ceci étant une manière de tolérer un dépassement de l'inflation au-dessus de sa cible de 2%, surtout lorsqu'il s'agit de facteurs transitoires.

 

Si la pression tend à s'apaiser sur les devises émergentes et sur les indices de crédit émergent à la suite de ce chiffre d'inflation américain, le risque de voir une accélération de l'inflation dans les prochains mois reste une hypothèse forte compte tenu de l'évolution du pétrole et de l'approche de « driving season ».

 

L'autre point d'attention revient sur l'Italie où les choses se sont sensiblement accélérées. Alors qu'il s'était toujours refusé à apporter le soutien de sa formation Forza Italia à un gouvernement issu du M5S, Silvio Berlusconi a ouvert la voie mercredi soir à la mise en place d'un gouvernement populiste en s'engageant à soutenir la Ligue dans une coalition avec le M5S. Les deux partis ont indiqué avoir fait des progrès significatifs. Le premier gouvernement « antisystème » en Europe pourrait donc être annoncé en Italie d'ici la fin de la semaine.

 

Actions européennes

 

Les indices actions européens terminent la semaine sur une tendance positive, dans un contexte de publications de résultats pour le premier trimestre toujours solides, de tractations politiques en Italie et de poursuite de la hausse des cours du pétrole et du renforcement du dollar par rapport à l'euro.

 

Au sein du secteur de la distribution alimentaire, les chiffres publiés par Ahold Delhaize contrastent favorablement par rapport à ceux de ses concurrents, avec une croissance organique solide aux Pays-Bas (+3,2%) et aux Etats-Unis (+2,8%), un résultat opérationnel supérieur aux attentes, autant d'éléments qui justifient des perspectives toujours prometteuses de génération de trésorerie et de retour à l'actionnaire.

 

Lafarge, comme HeidelbergCement quelques jours auparavant, a réitéré ses objectifs de croissance pour 2018 en dépit d'un démarrage très mou imputé à la météo et aux effets calendaires. De son côté, ArcelorMittal a publié un résultat trimestriel record, retrouvant des niveaux de 2012, tiré par des prix en hausse de 8% par rapport à la fin d'année 2017. La génération de cash a néanmoins été freinée par l'augmentation des stocks en volume et en valeur. Le carnet de commandes reste bien orienté.

 

 

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En mai, fais ce qu'il te plaît
 
Fidelity - L'hebdo des marchés : David Ganozzi (Fidelity) - analyse hebdo du 27/04 au 04/05
fidelity

 

 

Après un relèvement de taux en mars et la confirmation de deux autres opérations du genre cette année, le réunion de la Fed mercredi dernier ne laissait pas de place au suspens. Et pourtant c'est une petite révolution qui a marqué la dernière communication de l'instance. Actant la remontée de l'inflation à 2 % en mars selon les données publiées deux jours plus tôt, celle-ci a laissé entendre que ce seuil symbolique n'avait plus vraiment valeur de dogme et qu'elle s'autorisait à laisser filer les prix au-delà.

 

Précisément, l'institution parle désormais d'un « objectif symétrique de 2 % à moyen terme » et ne le considère plus comme un plafond évangélique. En mai, Jerome Powell fait donc ce qui lui plaît. Après avoir confirmé sa feuille de route en mars, le président de la Fed se donne une fois encore un peu de champ en matière de normalisation. L'occasion de dépassionner le débat sur l'inflation, observer la réaction des marchés - tatillons sur le sujet - et se laisser le temps nécessaire pour évaluer objectivement les éventuelles pressions inflationnistes. Car celles-ci ne dépendent plus seulement de la conjoncture.

 

Outre les effets encore attendus de la réforme fiscale, le renforcement du dollar en avril, la remontée des matières premières et le spectre d'une guerre commerciale sont de nature à biaiser l'évolution structurelle des prix. Une démarche d'autant plus judicieuse que si la dynamique économique américaine ne se dément pas, elle est toutefois stationnaire. Le recul de l'ISM manufacturier (57,3) mais surtout du non-manufacturier (56,8) - pour le troisième mois consécutif - en est une illustration.

 

Au même titre que les 164 000 créations d'emplois seulement recensées en avril. En tout état de cause, cette annonce conjuguée à des indicateurs en demi-teinte n'a pas tardé à se faire sentir sur les marchés. Le 10 ans américain qui était passé la semaine précédente au-dessus des 3 % a touché jeudi un plus bas hebdomadaire de 2,94 %....

 

 

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