La lettre des placements - mai 2017
Créer votre espace | Mot de passe oublié ? Se connecter
 
L'édito de Roland Laskine - Les Français, bonnet d’âne en finance
La lettre des placements - mai 2017
Dans une publication récente, l’AMF (Autorité des marchés financiers) attire l’attention sur la faiblesse de la culture financière des Français. Celle-ci serait la plus basse des neuf pays d’Europe de l’Ouest. Elle est notamment mesurée par les difficultés que rencontrent nos compatriotes à répondre à des questions de compréhension simple des notions de risque, de taux d’intérêt, d’inflation, de rendement escompté ou de diversification.
Le résultat est affligeant. Il est corroboré par une étude de l'INSEE qui constate que le taux d'épargne financière a encore reculé en 2016 à 5,4 %, un niveau historiquement faible. Autant dire que dans cette part consacrée aux placements financiers dans laquelle les obligations occupent la place principale, il ne reste plus grand-chose de disponible pour les actions.

Dommage pour les épargnants qui ont été privés de toute la hausse de la Bourse de Paris au cours de ces dernières années et qui se trouvent aujourd'hui cantonnés sur des placements à taux fixes, comme les emprunts d'État dont les rendements sont tombés à moins de 1 %. Au-delà d'une évidente perte d'opportunité financière, notre faible participation au financement de nos entreprises pose un problème de contrôle du capital des grands groupes industriels et d'implication de nos concitoyens dans la vie économique du pays.

Mais les choses pourraient évoluer. Les investisseurs particuliers ne devraient pas tarder à comprendre que, face à la faiblesse des rémunérations offertes par les placements bancaires, la Bourse constitue une solution plus attractive, même si celle-ci représente certains risques qu'il ne faut pas sous-estimer. Dans ce domaine, les lecteurs de La Lettre des Placements le savent bien : tout est question de juste proportion et de diversification des risques.

À l'heure où la France vient d'élire son président de la République et de prendre connaissance d'un nouveau gouvernement, il n'est pas interdit d'espérer un environnement fiscal et même culturel plus favorable aux actions qu'auparavant. Investir dans le capital de nos entreprises, c'est s'engager pour la prospérité et pour la diminution du chômage de masse.
 
 
Roland Laskine, Directeur de la rédaction
Achevé de rédiger le 17 mai 2017   
 

 

 
Mots clés
50 ans anniversaire WFI WFYI ACTIONS AMF ANALYSE FINANCIERE ASSEMBLEE GENERALE Actualités CAC 40 CAC40 CLIFF CLUB INVESTISSEMENT CROWDFUNDING CULTURE DEVELOPPEMENT DURABLE DIVIDENDES EDF ENTERNEXT EPARGNE EQUIPE ESMA EUROPE FISCALITE Formation François Fillon GESTION DE PORTEFEUILLE GRAND EMPRUNT GRAPHIQUE HYDRAULIQUE INTERVIEW INVESTIR ISF ISR Inform@ctions Magazine Ministre des Finances NEXT20 OAT OBLIGATIONS OCF OPA OPR PEA PEA PME PME PORTEFEUILLE POUVOIR Partenaire Presse Pédagogie REDACTION Rendez-vous Réunions d'actionnaires SUEZ ENVIRONNEMENT VALEURS MOYENNES VIVENDI WebTV Webzine actionnaire actionnaires actionnaires individuels analyse technique bonus bourse business angel certificat cinema clubiste finance guide investissement investisseur laskine lexique boursier presse financière produits derives quizz boursier retraite sociétés cotées économie