La chronique de Jérôme Boumengel: Des vents favorables continuent de souffler sur la Bourse de Paris.
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La chronique de Jérôme Boumengel
Des vents favorables continuent de souffler sur la Bourse de Paris
Jérôme Boumengel de Tendance.com tourne son attention sur la Bourse de Paris
 
Bien que la croissance économique de la France reste encore au-dessous de la moyenne de ses partenaires (1,1 % contre 1,7 % pour la zone euro en 2016), la conjoncture économique dont vient d'hériter Emmanuel Macron est meilleure qu'en 2012, année où la croissance du PIB français était ressortie proche de zéro. Un chiffre atteste particulièrement de ce redémarrage, celui des exportations. Hors matériel militaire, le taux de croissance de cette composante économique est ressorti en hausse de 8 % au mois de mars (par rapport à 2016), un niveau qui n'avait pas été revisité depuis 2011.

La conjoncture boursière demeure favorable à moyen long terme…

En lien avec la forte progression des créations d'emplois en 2016, la confiance des consommateurs français (Insee) est à son plus haut niveau depuis septembre 2007. La progression des carnets de commandes, la baisse sensible des faillites d'entreprises et le redémarrage du secteur du BTP, ont permis au climat des affaires (Insee) de retrouver son niveau d'avant la crise grecque.

Du coup, notre indicateur composite de la confiance économique française est remonté au-dessus de sa moyenne de long terme. Dans la mesure où le trend de la confiance est toujours orienté à la hausse, et compte tenu de la solide corrélation entre cet indicateur et l'indice CAC40 (coefficient de corrélation de 71 % sur les 15 dernières années), les vents nous apparaissent toujours favorables pour une poursuite de la tendance haussière sur les actions françaises. 
 
Figure 1
 
Le second indicateur de conjoncture boursière confirme le précédent. C'est ainsi que la configuration de la pente des taux d'intérêt ne montre aucune détérioration concernant les perspectives de l'économie française. Le spread entre le taux des emprunts à 10 ans et les bons du Trésor à 12 mois se maintient sur sa moyenne de long terme à 1,49 %, encore loin de la zone critique qui par le passé a annoncé des récessions économiques et des retournements à la baisse majeurs sur le prix des actions.
 
Figure 2
 
 
Notre troisième indicateur de l'état de la conjoncture boursière confirme également le scénario d'une poursuite de la tendance haussière sur les actions françaises. Il s'agit de l'indice des bénéfices prévisionnels à 12 mois calculés sur les actions du CAC40. Celui-ci a atteint point haut depuis 2004, date à laquelle nous avons initié son calcul.

Nous ferons également remarquer que l'indice CAC40 est toujours en retard sur l'évolution de ses bénéfices. En rythme annuel, le CAC40 a progressé de 8,5 % contre une croissance des bénéfices de l'ordre de 12,8 %. Cette configuration indique qu'il y a encore de la marge pour une nouvelle progression du CAC40.
 
Figure 3
 
 
La progression des actions françaises depuis le Brexit ne se fait pas dans le vide. Elle est soutenue par une conjoncture boursière qui reste porteuse à moyen et long terme, c'est-à-dire sur un horizon de 6 à 12 mois. Les périodes de consolidation du marché pourront donc ainsi être mises à profit pour renforcer les positions en vue de l'objectif des 6000 points.


… mais à court terme, la saisonnalité milite pour une consolidation.

A court terme, le marché des actions entre dans une saisonnalité qui lui est moins bénéfique.  « Sell in may and go away » nous dit un dicton boursier. D'un point de vue historique, l'évolution de la Bourse de Paris confirme l'intérêt de suivre ce dicton.  Depuis la création du CAC40, en 1986, on constate que la période qui couvre début mai à fin octobre est moins propice à l'achat d'actions que celle qui va de début novembre à fin avril, avec en moyenne, une performance de cette dernière supérieure à celle de la première.

L'argument le plus fréquemment avancé pour expliquer cette saisonnalité repose sur la technique du « Window  dressing »  utilisée par les gérants de fonds. Ceux-ci vendent leurs lignes perdantes en fin d'année pour les racheter en janvier afin de présenter uniquement des lignes performantes dans leur reporting de fin d'année. Le second argument mis en avant repose sur la distribution des dividendes. Les investisseurs intéressés par les revenus que procurent les actions, ont une propension à acheter leurs titres quelques semaines avant le détachement du dividende. Ces derniers étant généralement détachés en mai et juin, il n'est donc pas surprenant d'observer une hausse du cours des actions en avril, puis une baisse technique en mai et juin quand les détachements ont lieu.

 Quoi qu'il en soit, les actions françaises ont déjà bien progressé depuis le début de l'année. L'indice CAC40 affiche une hausse +10%, ce qui est en ligne avec la croissance attendue des bénéfices pour 2017. Les investisseurs devraient faire une pause et attendre le résultat des législatifs avant de revenir sur les actions françaises et pousser le CAC40 vers l'objectif des 6000 points.


© Copyright Jérôme Boumengel  -  Pour toute reproduction ou toute citation, le nom de l'auteur et la source devront être mentionnés.
 
 





 

 

 
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