La lettre des placements - avril 2017
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L'édito de Roland Laskine - Un petit bilan boursier des années Hollande.
La lettre des placements - avril 2017
La mandature de François Hollande se termine. Beaucoup de choses peuvent être dites sur le bilan du quinquennat.

À La Lettre des Placements, vous la savez, nous n'avons pas l'habitude de commenter l'actualité politique. Nous pouvons toutefois dire sans risque de nous tromper qu'avec un chômage à plus de 10 % et la permanence d'un double déficit, à la fois budgétaire et commercial, la France ne sort pas grandie des cinq années écoulées.

En Bourse, le bilan est pourtant des plus flatteurs : 61,6 % de hausse du CAC 40 depuis l'élection de François Hollande le 6 mai 2012, avec un indice qui n'excédait pas les 3 161,97 points. Aucun candidat, ni de droite, ni de gauche, n'a visiblement intérêt à mettre en avant cet héritage jugé très embarrassant.

En réalité, ce n'est un secret pour personne, les décisions prises par les gouvernements successifs de Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, n'y sont pas pour grand-chose. En 2012, nous commencions seulement à nous remettre de la terrible crise financière des « subprimes » aux États-Unis et celle de l'euro battait son plein. Toutes les places boursières se sont réveillées en même temps et Paris a tout bonnement profité du mouvement.

L'écart que nous constatons entre la hausse de la Bourse de Paris et l'état de notre économie appelle quelques réflexions. La première d'entre elles nous renvoie à la suprématie absolue du marché américain, qui donne le ton sur tous les écrans de cotation du monde. C'est de Wall Street que viennent l'impulsion directrice des marchés et l'essentiel de la liquidité. L'existence de la monnaie unique et les politiques monétaires très accommodantes menées par les banques centrales ont aussi joué un rôle déterminant. Le dernier élément tient à la forte internationalisation des sociétés du CAC, qui réalisent plus des deux tiers de leur CA hors de l'Hexagone.

Nous avons profité d'un environnement porteur, mais force est de constater que les valeurs françaises supportent depuis quelques mois une décote de risque, qui ne cesse de croître, vis-à-vis des actions allemandes nettement mieux traitées que les nôtres. Si rien n'est fait pour redresser la compétitivité de notre économie, la défiance des investisseurs ira en grandissant.
 
 
Roland Laskine, Directeur de la rédaction
Achevé de rédiger le 12 avril 2017   


 

 

 
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