La lettre des placements - mars 2016
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L'édito de Rolande Laskine - Fed et BCE ne jouent plus la même partition
La lettre des placements - mars 2016
Les investisseurs ont fini par relativiser les craintes qui paralysaient toutes les initiatives : la Chine ralentit mais l’activité continue malgré tout de croître et le pétrole n’est pas tombé à 20 $ le baril comme le redoutaient certains experts. Les marchés boursiers se sont donc nettement redressés durant ces derniers jours, mais une certaine gêne commence à se faire sentir.
Comment les cours de Bourse peuvent-ils évoluer de conserve de part et d'autre de l'Atlantique alors que les banques centrales européenne et américaine mènent désormais des politiques monétaires radicalement opposées. Jeudi dernier, Mario Draghi, le président de la BCE, a sorti le « bazooka ». Pour stimuler la croissance dans la zone euro, il n'a pas hésité à installer la zone euro dans un cycle de taux d'intérêt négatifs et à augmenter de 33 % le montant de ses achats mensuels sur les marchés financiers à 80 Md €.

À l'opposé, la Réserve fédérale des États-Unis est clairement engagée dans un cycle de remontée de ses taux directeurs. Ceux-ci restent inchangés ce mois-ci, mais plusieurs opérations de resserrement monétaire sont attendues d'ici à la fin de l'année.

En toute logique, on aurait dû s'attendre à une chute de l'euro face au dollar, pénalisé par des taux de rémunération négatifs et à voir les places boursières européennes s'envoler validant ainsi l'empressement que la BCE met à relancer l'activité.

Il n'en a, en réalité, rien été. À Wall Street, l'indice Dow Jones campe aux abords de ses plus hauts niveaux à 17 260 points, alors que le CAC 40 n'est pas parvenu à repasser au-dessus des 4 500 points et affiche une baisse de près de 12 % sur un an.

Le comportement des marchés est peut-être plus sain qu'il n'y paraît : plutôt que de miser sur un hypothétique succès de la stratégie de relance de la BCE, les investisseurs préfèrent se féliciter de la bonne santé de l'économie américaine. Ils saluent le retour à une politique monétaire redevenue plus cohérente avec la réalité du terrain. Comment ne pas leur donner raison ? Pour le mois à venir, toute perspective de rebond durable des cours dans la zone euro ne peut être envisagée sans réelle accélération de la croissance.
 
Roland Laskine, Directeur de la rédaction
 
Achevé de rédiger le 16 mars 2016
 

 

 
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