La lettre des placements - édito de février 2016
Créer votre espace | Mot de passe oublié ? Se connecter
 
L'édito de Rolande Laskine - Des excès parmi les baisses de cours
La lettre des placements - édito de février 2016
Le palmarès des plus fortes baisses de cours depuis le 1er janvier parle de lui-même. La crise boursière que nous venons de connaître se concentre autour des valeurs pétrolières, des financières et de grands groupes exportateurs vulnérables au ralentissement de la croissance mondiale. Durant ces dernières semaines, la correction subie par tous ces titres avait sans doute été trop loin.
Dans le secteur des services pétroliers, la baisse de 62 % de CGG et de 50 % de Vallourec n'est pas la plus choquante. Ces sociétés de petite taille par rapport aux géants du secteur auront du mal à se remettre de l'effondrement de leur carnet de commandes à la suite du fort recul du prix du brut. De nombreux gros acteurs, comme Schlumberger et Technip ont beaucoup mieux résisté. De leur côté, les grands groupes producteurs, comme Total ou Royal Dutch Shell ont eux aussi davantage fait front.

Concernant les banques, nous étions entrés dans une correction excessive, qui a d'ailleurs été partiellement corrigée cette semaine. S'agissant de BNP Paribas ou de Crédit Agricole, il devenait en effet difficile de justifier des baisses de cours de 20 à 25 % en l'espace de quelques semaines, par la crainte d'une chute des bénéfices qui se sont révélés plus solides que prévu après publication. Même chose pour leur exposition au secteur pétrolier, finalement ressortie à un montant inférieur aux craintes des analystes. Ces deux banques sont tombées à des niveaux de valorisation représentant la moitié du montant de leurs fonds propres. Par précaution, nous avons fait alléger les positions sur ces deux titres en janvier, mais nous avions recommandé de conserver un solde.

De gros excès ont été commis du côté de certains groupes industriels, comme Alstom, Safran ou Valeo, mais aussi des sociétés de services, comme Capgemini, Publicis ou AccorHotels. Toutes ces affaires n'ont pas encore publié leurs résultats annuels, mais les craintes portant sur leurs faibles perspectives de croissance dans un monde en ralentissement sont déjà bien connues. Ces titres peuvent prétendre à un meilleur traitement boursier, nous conseillons de les conserver en portefeuille.
 
Roland Laskine, Directeur de la rédaction
 
Achevé de rédiger le 17 février 2016
 
 
 

 

 
Mots clés
50 ans anniversaire WFI WFYI ACPR ACTIONS AMF ANALYSE FINANCIERE ASSEMBLEE GENERALE Actualités BANQUE DE FRANCE CAC 40 CAC40 CLIFF CLUB INVESTISSEMENT COMMUNIQUE DE PRESSE CROWDFUNDING CULTURE DEVELOPPEMENT DURABLE DIVIDENDES EDF ENTERNEXT EPARGNE EQUIPE ESG ESMA EUROPE FISCALITE Formation François Fillon GESTION DE PORTEFEUILLE GRAND EMPRUNT GRAPHIQUE Grands Prix HYDRAULIQUE INTERNET INTERVIEW INVESTIR ISF ISR Inform@ctions Magazine Ministre des Finances NEXT20 NON COTE OAT OBLIGATIONS OCF OPA OPR PEA PEA PME PME PORTEFEUILLE POUVOIR Partenaire Presse Pédagogie REDACTION Rendez-vous Réunions d'actionnaires SUEZ ENVIRONNEMENT VALEURS MOYENNES VIVENDI WebTV Webzine actionnaire actionnaires actionnaires individuels analyse technique bonus bourse business angel certificat cinema clubiste finance guide investissement investisseur laskine lexique boursier opcvm partenaires presse financière produits derives quizz boursier retraite sociétés cotées économie