La chronique cinéma de février 2015 : la Berlinale
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La chronique cinéma de Valérie BOAS
La Berlinale : der Himmel über Berlin.
« Le ciel au-dessus de Berlin » c'est le titre original des Ailes du Désir. Presque trente ans après la sortie du chef d'œuvre de Wim Wenders, la Berlinale 2015 rendait un hommage au maître. Mais cette formule céleste pourrait aussi résumer l'un des plus riches et des meilleurs festivals de cinéma du monde. Parce qu'au dessus du Festival International du Film de Berlin, traditionnel rendez-vous du mois de février, dans le panthéon des cinéphiles, il n'y a pas grand-chose.  Mais qu'est-ce qui envoie chaque année votre chroniqueuse cinéma sur les bords de la Spree et au septième ciel ?
 
D'abord des films. Beaucoup de films. Des centaines de films, venus du monde entier, de l'Afghanistan à l'Uruguay en passant par la Norvège. Côté genre, même diversité : on trouve des longs, des courts, des moyen-métrage, des classiques, des films muets, des opéras, des films en 3D, des documentaires, des films d'animation... En trois jours, cette année, j'ai vu une comédie japonaise déjantée (le Voyage de Chasuke de Chabu), Breathe Umpherfumlo, un opéra filmé en langue Xhosa, du Sud-Africain Mark Domford-May, et une excellente adaptation, fidèle et étonnamment moderne, du Journal d'une femme de chambre par Benoît Jacquot avec Léa Seydoux.

Bien sûr, cette diversité n'est pas une garantie de qualité. Je me suis ennuyée ferme à Nadie quiere la noche, drame franco-hispano-bulgare d'Isabelle Coixet avec Juliette Binoche, long et sombre comme l'hiver polaire durant lequel il se déroule. Durant Queen of the Desert, le dernier Werner Herzog, les battements de cils d'une Nicole Kidman trop âgée pour son rôle –celui de Gertrude Bell, aristocrate anglaise du début du XXe siècle, fine connaisseuse du monde arabe et de la Perse- m'ont laissée indifférente. Je ne suis même pas allée voir 50 nuances de Grey, projeté en première mondiale tant la bande annonce avec son montage « Roland-Garros » m'en a dissuadée.

Mais au moins, à Berlin, on ose et souvent, on a de bonnes surprises. Ixcanul, par exemple, cette année du Guatémaltèque Jayro Bustamante, chronique poignante d'une communauté rurale de cultivateurs de café qui vit sur les flans d'un volcan et dont une jeune fille refuse le carcan de règles trop conservatrices. Ou encore Love and Mercy, étonnant biopic consacré à Brian Wilson, le chanteur des Beach Boys, tombé sous l'emprise d'un psychologue véreux pendant plus de quinze ans. J'ai aussi succombé au charme délicieux et britannique du Cinderella de Kenneth Branagh avec une Cate Blanchett impériale en marâtre et Helena Bonham Carter espiègle en bonne fée.

Mais ce qui fait que l'on revient et que l'on aime la Berlinale c'est d'une part son organisation sans faille (on ne fait pas la queue, les films commencent pile à l'heure, le programme est scrupuleusement respecté), d'autre part son ambiance bon enfant et spontanée (sur le tapis rouge, les robes de soirées côtoient les anorak) et enfin le souci constant du public : près de la moitié des 400.000 spectateurs sont de vrais férus de cinéma, pas des professionnels ni des journalistes. Un succès à la Berlinale est donc avant tout un succès public dans des conditions réelles, ce qui explique l'attrait du marché du film qui flanque le festival depuis plus de vingt ans.

Et puis surtout, bien sûr, il y a Berlin.  Ses places monumentales, ses hôtels au charme suranné, ses lieux mythiques. Ses multiplexes, ses théâtres, et ses music-halls convertis pour dix jours en écrins dédiés au septième art.  Palais Arts Déco dégoulinant de stuc, gigantesques maisons de la culture de l'époque soviétique reconvertis, anciens cabarets rivalisent de charme pour attirer les stars comme les inconnus. Ville à l'espace assez bon marché où la culture est reine, Berlin regorge d'artistes et déborde d'une énergie et d'une créativité qu'elle met toutes entières au service des films.  Pour sa 65ème édition, plus de vingt lieux dans toute la ville accueillaient les spectateurs. Dans le U-Bahn, le métro berlinois, le nom des stations est annoncé par des comédiens connus. A Postdamerplatz, au Martin-Gropius Bau, au Zoo Palast, les tapis rouges recouvraient les trottoirs. Et le ciel au-dessus de Berlin, hivernal et éclatant, était aussi beau que dans le film de Wenders.

Cinderella de Kenneth Branagh sortira le 25 mars 2015
Le Journal d'une femme de chambre de Benoit Jacquot sortira le 1er avril 2015
Love and Mercy de Bill Pohlad sortira le 8 juillet 2015
 
 
 
N'hésitez pas à visionner la bande annonce de ces films en cliquant sur les images 
Cinderella
de Kenneth Branagh
sortira le 25 mars 2015
Le Journal d'une femme de chambre
de Benoît Jacquot
sortira le 1er avril 2015
affiche
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Bande-annonce
 Bande-annonce pas encore disponible

 

Love and Mercy

de Bill Pohlad

sortira le 8 juillet
Love and Mercy image

Bande-annonce pas encore disponible
 
 
 Valérie Boas est une professionnelle de la finance et une blogueuse cinéma. Retrouvez ses chroniques d'actualité sur son blog : http://theboboblog.wordpress.com

 

 
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