La lettre des placements - édito de décembre 2014
Créer votre espace | Mot de passe oublié ? Se connecter
 
L'édito de Roland Laskine - Les banques attaquées sur tous les fronts.
La lettre des placements - édito de décembre 2014
 
Les banques attaquées sur tous les fronts.
 
Les valeurs bancaires n'ont pas profité des dernières interventions de Mario Draghi, le président de la BCE. Depuis le mois de septembre, celui-ci ne cesse pourtant de multiplier les déclarations allant dans le sens d'une accélération de son plan de soutien à la croissance, en fournissant aux banques de la zone euro des liquidités en quantité illimitée et presque gratuites. La BCE promet aussi de racheter les emprunts des établissements en difficulté.
 
Dans de telles conditions, on aurait pu s'attendre à voir les cours décoller en Bourse, comme cela fut le cas lors des premiers discours de Mario Draghi. Visiblement, il n'en est rien puisque les banques sont en tête des baisses du CAC 40 depuis trois mois, avec des replis de 10 % en moyenne.

Cette disgrâce n'est pas seulement due à la dégradation de la conjoncture dans l'Hexagone ou à la montée des risques sur les prêts accordés aux particuliers et aux entreprises. Elle s'explique aussi par un encadrement de plus en plus strict de leurs activités financières qui avaient par le passé contribué à booster leurs résultats. Les taux auxquels les banques se refinancent sont certes proches de zéro, mais les marges sur les crédits sont de plus en plus faibles, compte tenu de l'exigence des clients les plus solvables.

Mais les dégâts les plus importants concernent un alourdissement des contraintes réglementaires qui pèsent sur le secteur. C'est le cas de la mise en place du nouveau « fonds de résolution financière  » destiné à affronter toute défaillance bancaire en Europe sans faire appel au contribuable. L'idée est bonne, mais va coûter 4Mds€ au Crédit Agricole sur 8 ans, 3,20Mds€ à BNP Paribas et 2Mds€ à la Société Générale. Les règles de renforcement des fonds propres imposées à tous les établissements conduisent aussi à une diminution automatique du taux de rentabilité des capitaux investis, qui ne cesse de se dégrader depuis 2007. Les amendes infligées aux plus grands établissements internationaux ont également terni leur réputation et leur capacité à distribuer des dividendes.

Cette situation nous a contraint à sortir Crédit Agricole de notre Portefeuille de référence à la mi-novembre. Nous restons malgré tout à « conserver » sur BNP Paribas.
 
Roland Laskine , Directeur de la rédaction
 
Achevé de rédiger le 10 décembre 2014
 

 
LA LETTRE DES PLACEMENTS

 

 
Mots clés
50 ans anniversaire WFI WFYI ACTIONS AMF ANALYSE FINANCIERE ASSEMBLEE GENERALE Actualités CAC 40 CAC40 CLIFF CLUB INVESTISSEMENT COMMUNIQUE DE PRESSE CROWDFUNDING CULTURE DEVELOPPEMENT DURABLE DIVIDENDES EDF ENTERNEXT EPARGNE EQUIPE ESMA EUROPE FISCALITE Formation François Fillon GESTION DE PORTEFEUILLE GRAND EMPRUNT GRAPHIQUE HYDRAULIQUE INTERNET INTERVIEW INVESTIR ISF ISR Inform@ctions Magazine Ministre des Finances NEXT20 OAT OBLIGATIONS OCF OPA OPR PEA PEA PME PME PORTEFEUILLE POUVOIR Partenaire Presse Pédagogie REDACTION Rendez-vous Réunions d'actionnaires SUEZ ENVIRONNEMENT VALEURS MOYENNES VIVENDI WebTV Webzine actionnaire actionnaires actionnaires individuels analyse technique bonus bourse business angel certificat cinema clubiste finance guide investissement investisseur laskine lexique boursier opcvm partenaires presse financière produits derives quizz boursier retraite sociétés cotées économie