Chronique Cinéma d'avril 2014
Créer votre espace | Mot de passe oublié ? Se connecter
 
Chronique Cinéma de Valérie BOAS
Film d'avril : Kates impériales.
J’ai eu une illumination en ce week-end du premier mai : pour durer, dans le showbiz, le prénom qu’il faut porter c’est Catherine. Attention, par durer, je n’entends pas occuper le terrain ou l’espace médiatique, mais bien se bonifier, s’améliorer, prendre des risques et gagner des paris...
Catherine, donc. Ben oui : prenez Catherine Deneuve, par exemple, en ce moment à l'affiche de Dans La Cour. Certes le film est un peu neurasthénique et Pierre Salvadori, son réalisateur, nous avait habitué à mieux. Mais quand même, Catherine Deneuve y est tout simplement impériale. Port de tête impeccable, traits liftés freinant un peu l'expression, mais dessinant toujours d'impeccables proportions. Cette improbable romance entre un chanteur de rock et une retraitée également dépressifs n'est pas la première occasion pour Deneuve de se rire de son image : on se souvient de Potiche, où elle s'affichait en jogging rose, avec un plaisir évident, sur tous les murs de France. Comme si, la soixantaine largement entamée, elle s'autorisait enfin à descendre d'un piédestal où le monde entier (critiques, réalisateurs, acteurs et public confondus) l'avait longtemps cantonnée.

 

Et là, elle s'en donne à cœur, joie, laissant apparaître des fragilités que l'on devine les siennes: la peur de la mort, les angoisses sourdes qui mènent aux petites lâchetés de l'existence. Comme d'habitude, elle joue finalement très peu, elle est simplement le personnage. Comme elle convainquait au premier regard qu'elle avait toujours été la duplice Sirène du Mississipi ou l'insupportable Nelly dans le Sauvage, on dirait tout bonnement qu'elle est cette Mathilde vieillissante, peu sûre d'elle-même et dont la solitude d'âme émeut son mari (Fédor Atkine) et son ami (Gustave Kervern).

 

Autre Kate impériale : la Winslet. Ce mois-ci, il ne faut pas la rater dans Last Days of Summer, traduction bizarre de Labor Day, un roman à succès de Joyce Maynard. Dans ce joli film, peut-être un tantinet trop léché mais très émouvant,  elle campe Adèle, une mère de famille plaquée par son homme qui peine à se remettre. C'est l'irruption dans sa vie d'un repris de justice, croisé par hasard au supermarché, qui va lui redonner le goût de vivre. L'histoire est vue à travers les yeux du fils pré-adolescent de l'héroïne, ce qui fait tout son charme et sa fraîcheur. Mais le film est vraiment porté par Josh Broslin (l'inoubliable George Bush du W. d'Oliver Stone) qui se révèle très convaincant en dehors du registre comique et par Kate Winslet, dont le jeu tout en retenue, subtil et sensuel ne peut tout simplement pas laisser indifférent. La blonde anglaise et son accent américain impeccable pour la circonstance, même pas quadragénaire, s'affirme haut et fort comme une véritable virtuose de l'émotion.

 

Alors évidemment, on attendait la riposte d'une troisième altesse catherinette : l'altière Cate Blanchett. Malheureusement, rien en vue sur les écrans dans l'actualité de la belle australienne cette année, qui se consacre  à son théâtre à Sydney. Tout au plus l'annonce-t-on à Noël dans le troisième volet du Hobbit, mais là je crois que je passerai mon tour. Je préfère la revoir dans « Blue Jasmine » de Woody Allen, qui lui valu l'Oscar mérité de la meilleure actrice en 2013 pour son interprétation incroyable d'une grande bourgeoise déchue, victime de Maddoff et de la crise financière, dérivant entre déni et schizophrénie. Et ça tombe bien : le film vient de devenir disponible en VOD.

 

Et puis, j'avoue qu'en ce moment, le gimmick qui tourne sur mon ordi, c'est l'inoxydable Catherine Ringier, ex-Madame Rita Mitsouko, Dans Plaza Francia, son dernier album, elle allie son timbre particulier à l'électro-tango de Gotan Project. Un cocktail tout à fait singulier et envoûtant. Après avoir été actrice X dans les années 70, star de la pop française dans les années 80, chanteuse solo après la mort de son compagnon, Catherine Ringer se fait donc chanteuse de tango. Encore une Catherine qui n'en finit pas de se réinventer.  CQFD.

 

N'hésitez pas à visionner la bande annonce de ces films en cliquant sur l'image  

 

Dans la Cour,

de Pierre Salvadori avec Catherine Deneuve,

en salles depuis le 23 avril 2014

Last days of summer,

de Jason Reitman,

en salles depuis le 30 avril 2014

affiche
affiche
Bande-annonce
 Bande-annonce
 

Blue Jasmine,

 

en VOD par exemple sur Universciné

Catherine Ringer et Gotan Project dans

Plaza Francia

 AFFICHE BLUE JASMINE affiche
 Bande-annonce
Bande-annonce

 

 

 N'hésitez pas à visionner la bande annonce de ces films en cliquant sur les images 

 

  

 Valerie Boas est une professionnelle de la finance et une blogueuse cinéma. Retrouvez ses chroniques d'actualité sur son blog : http://theboboblog.wordpress.com

 

 
Mots clés
50 ans anniversaire WFI WFYI ACPR ACTIONS AMF ANALYSE FINANCIERE ASSEMBLEE GENERALE Actualités BANQUE DE FRANCE CAC 40 CAC40 CLIFF CLUB INVESTISSEMENT COMMUNIQUE DE PRESSE CROWDFUNDING CULTURE DEVELOPPEMENT DURABLE DIVIDENDES EDF ENTERNEXT EPARGNE EQUIPE ESG ESMA EUROPE FISCALITE Formation François Fillon GESTION DE PORTEFEUILLE GRAND EMPRUNT GRAPHIQUE Grands Prix HYDRAULIQUE INTERNET INTERVIEW INVESTIR ISF ISR Inform@ctions Magazine Ministre des Finances NEXT20 NON COTE OAT OBLIGATIONS OCF OPA OPR PEA PEA PME PME PORTEFEUILLE POUVOIR Partenaire Presse Pédagogie REDACTION Rendez-vous Réunions d'actionnaires SUEZ ENVIRONNEMENT VALEURS MOYENNES VIVENDI WebTV Webzine actionnaire actionnaires actionnaires individuels analyse technique bonus bourse business angel certificat cinema clubiste finance guide investissement investisseur laskine lexique boursier opcvm partenaires presse financière produits derives quizz boursier retraite sociétés cotées économie