La lettre des placements - édito de mai 2014
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L'édito de Roland Laskine : Cessons de déprimer à cause d’Alstom !
La lettre des placements - édito de mai 2014
Le démantèlement probable d’Alstom par le géant américain General Electric heurte notre sensibilité. Ce groupe détient une partie du savoir-faire français en matière d’énergie nucléaire, un domaine d’excellence dans lequel nous nous distinguons depuis de longues décennies.

Le choc est rude, mais plutôt que de pleurer sur notre grandeur passée, il convient de s'interroger sur les raisons qui ont conduit à ce dépeçage. Alstom avait tout ce qu'il faut pour réussir, mais les erreurs stratégiques, tenant aux refus des alliances européennes et des délocalisations au nom du maintien de l'emploi, lui ont été fatales.

 

Il faut aussi s'interroger sur les raisons qui font que cinq sociétés du CAC 40 ont choisi d'installer leur siège social à l'étranger ou s'apprêtent à le faire. Il s'agit d'ArcelorMittal, d'Airbus Group, de Gemalto, bien sûr de Solvay de nationalité belge et bientôt de Publicis. Lafarge va suivre et si la rumeur d'une fusion entre Alcatel-Lucent et Nokia se confirme, nous verrons bien si Paris emportera le siège du futur ensemble.

 

Nous le savons, la France perd en compétitivité, la pression fiscale y est plus forte qu'ailleurs et les règles administratives qui s'imposent aux entreprises découragent l'initiative.

Faut-il pour autant craindre une expatriation massive de nos plus belles sociétés hors de France ? Réponse : non évidemment !

 

Alstom est peut-être un de nos fleurons industriels, mais c'est surtout un groupe qui a été très mal géré. Les choix stratégiques ont trop souvent été guidés par les considérations sociales et politiques, sur fond de commandes publiques. Une succession de non-choix qui rappelle à s'y méprendre l'histoire de Peugeot…

Les prédateurs s'intéressent en effet rarement aux sociétés solides, comme Air Liquide, Essilor, Schneider Electric, Pernod Ricard ou Vinci. Des affaires qui ont su tisser avec leurs actionnaires des relations de confiance et de fidélité durables. Plutôt que de s'indigner, nos dirigeants politiques doivent se soucier d'accroître l'attractivité du pays.

 

Il faut aussi s'assurer que nous disposerons demain d'un actionnariat populaire assez fort pour porter le capital de nos plus grandes sociétés. La question se posera bientôt avec la poursuite du désengagement de Nestlé de celui de L'Oréal.

 

 Roland Laskine  - Directeur de la Rédaction

 

 

Achevé de rédigé en mai 2014

 

LA LETTRE DES PLACEMENTS


 

 
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