Rapport Berger - Lefebvre sur l'épargne financière
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Un rapport qui oublie les titres vifs et les actionnaires !
Rapport Berger - Lefebvre sur l'épargne financière
Le Rapport sur l’épargne financière de Karine Berger et Dominique Lefebvre remis le 2 avril au premier ministre, avec plusieurs mois de retard, se révèle très décevant. Il évoque peu les titres vifs et ne parle que de gestion collective et d'assurance vie.
Les actionnaires individuels sont-ils considérés comme des partenaires pour contribuer au développement des PME-ETI innovantes ? La réponse est non à la lecture du rapport Berger-Lefebvre. Certes, le diagnostic est très bien argumenté et certaines solutions sont intéressantes. Mais on ne peut s'empêcher de ressentir une certaine déception à la lecture de ce rapport qui ne s'intéresse qu'à l'épargne intermédiée et néglige totalement le potentiel réel de l'investissement en direct.
 
Certes, les quelque 150 milliards (d'après les dernières indications de la Banque de France) qu'ils détiennent en direct dans des valeurs cotées font pâle figure à côté des 1 430 milliards accumulés dans l'assurance-vie. Mais comme 90 % de cette somme est investie dans des contrats en euros, c'est-à-dire à rendement et capital garantis, c'est peu dire que le placement préféré des Français ne contribue pas au financement des entreprises, en particulier des PME et des ETI L'objectif des deux députés, Karine Berger et Dominique Lefebvre, est d'en « flécher » quelque 100 milliards d'encours (moins de 3 % du total) en quatre ans. Pour cela, un nouveau type de contrat - baptisé « euro-croissance » - serait créé qui bénéficierait d'une garantie du capital qu'à terme. A charge pour les assureurs de placer les actifs de façon plus dynamique. Les gros épargnants seraient incités à y souscrire dans la mesure où ils perdraient les avantages de l'assurance-vie sur les contrats classiques supérieurs à 500 000 euros.
 
 
Aucune proposition pour développer le recours aux actions
Nous attendions de ce textes de vraies propositions équilibrées et diversifiées visant à favoriser l'épargne longue et les marchés actions. Or nous n'avons qu'une seule petite proposition développée en sept lignes à la page 50, le PEA-PME. Même là, il est demandé l'établissement de dispositions protectrices des épargnants avec le développement de produits type "fonds de fonds".

En effet, les 15 propositions sont avant tout orientées vers l'assurance vie et les produits sous gestion. Comment s'en étonner quand Karine Berger et Dominique Lefebvre se sont contentés de recevoir les professionnels de marché et ont volontairement ou non ignoré les associations représentatives des actionnaires. Malgrè nos sollicitations, nous n'avons été ni entendus ni interrogés alors que notre Fédération regroupe pas moins de 90 000 actionnaires individuels en France.
Si l'objectif était de satisfaire les professionnels de la gestion d'actifs, la mission est réussie.
 
 

 

 
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