"A l'image des ministres, les Français se méfient de la Bourse"
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Presse - Challenges
A l'image des ministres, les Français se méfient de la Bourse.
Pierre-Henri de Menthon - 10/06/2013 - INTERVIEW Charles-Henri d’Auvigny est le nouveau président de la Fédération des Investisseurs Individuels et des Clubs d'investissement.

Vous venez de prendre la présidence de la Fédération des Investisseurs Individuels et des Clubs d'investissement, combien sont-ils en France ?

Les clubs d'investissement sont un lieu qui permet aux Français d'appréhender la Bourse et le financement des entreprises. Depuis 40 ans que la F2IC existe, se sont plus de 3 millions de particuliers qui ont été formés sur ces sujets avec les clubs. La F2IC représente plus de 8 000 clubs avec plus de 100 000 membres. Nous avons depuis un an développer une politique d'adhésion directe pour les investisseurs individuels. Ils sont 42 000 au 1er juin 2013.

 

La F2IC a vocation de soutenir l'investissement en actions cotées ou non cotées en gestion directe ou indirecte. Sous l'impulsion de son délégué général, Aldo Sicurani, la F2IC prend la parole pour représenter les investisseurs et les montrer pour ce qu'ils sont, c'est à dire des acteurs économiques, partenaires des entreprises françaises. Nous organisons aussi des rencontres directes avec les entreprises. La F2IC apporte aussi sa contribution pour l'éducation des investisseurs. Nous souhaitons en faire des investisseurs avertis. Investir dans les entreprises n'est pas du casino. 


Les particuliers se méfient de plus en plus de la Bourse alors même que le CAC 40 a pris plus de 25% en un an, comment expliquer ce paradoxe ?

Ce n'est pas un paradoxe. Depuis plusieurs années, les investisseurs individuels ont subi plusieurs crises boursières. Ils sont donc désabusés. Il faut savoir que les Français n'aiment pas dans leur grande majorité prendre des risques dans leurs investissements financiers. L'épargne des Français est orientée sur des produits de taux (livret A ou assurance-vie en euros) et dans l'immobilier. Les membres du gouvernement sont représentatifs des Français sur ce point.

Le risque est fustigé dans certains discours officiels, il est parfois comparé à de la spéculation. Les entreprises ont besoin de fonds propres pour se développer. Vous ne pouvez pas fonder le développement de l'économie de vos entreprises uniquement sur des emprunts bancaires. Investir dans le capital des entreprises est un des moyens de relancer l'économie française. Mais les messages transmis par le gouvernement vont à l'encontre de cet objectif : surfiscalisation des revenus du capital et des plus-values, proposer une épargne balisée sans liberté de choix pour les investisseurs… Qui dit risque, dit possibilité de perdre son argent. Le discours est de faire croire que les actionnaires gagnent toujours, non ils perdent aussi et cela on n'en parle pas.

 

 

 
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