Pourquoi et comment investir au lieu de spéculer
 
Pourquoi et comment investir au lieu de spéculer
Ca y est. Vous en avez assez de ces rendements misérables que vous rapportent vos différents livrets, voire même vos contrats d’assurance-vie. Vous êtes décidé à prendre plus de risques et à vous lancer en Bourse. Mais comment faire ? Avant toute chose, il est bon de rappeler la méthode éprouvée qui a fait le succès des clubs d’investissement en France depuis près de 50 ans.
Les clubs d'investissement les plus prospères ont tous commencé très modestement. Souvent, la plupart de leurs membres n'avaient aucune expérience de la Bourse. Pourtant, ils ont obtenu des résultats qui pourraient faire envie à beaucoup de professionnels. Vous pouvez appliquer la méthode qui a rendu ces clubs prospères à condition d'avoir un peu de patience et d'appliquer des principes déjà testés en évitant les pièges où tombent de nombreux investisseurs.

Il est, en effet, surprenant de voir combien peu de portefeuilles sont basés sur une logique de long terme et ne sont qu'un simple amas de valeurs accumulées pour des raisons pas forcément évidentes. Même ceux qui ont suivi un plan de base n'y adhèrent pas toujours avec rigueur. Quand les choses vont mal, ils finissent par vendre des actions alors que ce serait le moment d'en acheter. Quand elles vont bien, la tentation de l'argent facilement gagné devient très forte. En fait, ils spéculent alors qu'ils devraient investir !

Les quatre principes cardinaux

Depuis sa création en 1969, la F2iC promeut la méthodologie développée depuis les années 50 aux Etats-Unis et qui a fait le succès de tous les clubs sérieux dans le monde.

Principe n° 1 : Investissez régulièrement quelle que soit la tendance du marché.
Même si vous commencez par être anxieux, le temps et l'expérience apaiseront vos craintes. En dépit de cycles temporaires d'accélération brutale, de récession, de dépression suivis de reprises tout aussi soudaines, la tendance générale des marchés reste à la hausse depuis deux générations. Non seulement ces fluctuations ne vous inquièteront plus mais vous finirez par accueillir les chutes comme des occasions d'acheter !
L'investisseur minimise les risques en misant sur des sociétés à conserver aussi longtemps que les affaires marchent bien. Le spéculateur essaie de prévoir les fluctuations de marchés à court terme. De ce fait, il augmente ses risques de manière considérable.

Principe n° 2 : Réinvestissez tous vos gains et tous vos dividendes.

Ainsi, vous pourrez porter vos gains au maximum par le jeu des intérêts composés et bénéficier pleinement de l'apport des dividendes. L'indice CAC40 fournit une illustration frappante de ce principe. Cotant 1 000 points au 31 décembre 1987, le CAC fluctue aujourd'hui autour de 5 100 points. Soit une progression annuelle moyenne de 5,5 %. Mais, contrairement au DAX de Francfort, la valeur de l'indice parisien est calculée hors dividendes. Si l'on réintègre ce que les entreprises reversent à leurs actionnaires, il cote environ 13 000 points. Soit un rendement moyen de 8.7 %. Ou plus exactement 8,2 % net des prélèvements sociaux.
Traduction pratique pour un particulier qui aurait versé 100 euros par mois pendant 355 mois sur un produit répliquant l'indice : dans le premier cas, la valeur globale du portefeuille atteint 89 200 € ; somme qui grimpe à 166 700 € dans le deuxième. Rappelons que 30 ans constitue l'horizon raisonnable de constitution d'une épargne financière pour quelqu'un qui commence à investir à 35 ans.

Principe n° 3 : Investissez dans des entreprises de croissance.

C'est beaucoup plus facile d'acheter que de vendre. C'est bien connu. Il faut donc acheter avec soin dans un secteur où les ventes et la croissance sont plus rapides que la moyenne et dont on peut penser que la valeur pourra encore augmenter dans les cinq ans qui viennent. Si vous possédez des actions de qualité dont la valeur s'accroît régulièrement, vous devez les conserver. Ce n'est que lorsque leur surévaluation est manifeste que vous devez vous en séparer progressivement.

Principe n° 4 : Diversifiez pour réduire les risques.

Même en appliquant sagement les trois premiers principes, vous ne tomberez pas toujours juste. C'est d'ailleurs impossible. En diversifiant, il vous suffit de réaliser une sélection moyenne qui vous permettra d'atteindre vos objectifs sans être pénalisé de façon désastreuse par un choix malheureux. Mais attention, diversification ne veut pas dire dispersion. Limitez-vous à une quinzaine de lignes, c'est largement suffisant.

Forts de cette sagesse, il ne vous reste plus qu'à passer à l'action !
 

 
Comment réduire la volatilité d'un titre

Imaginons que vous ayez décidé, en novembre 2015 d'investir maximum 75 € par mois dans des actions Engie. On oubliera les frais pour simplifier la démonstration mais aujourd'hui, l'opération peut vous coûter moins de 1 €. Le 2 novembre, vous achetez 4 actions Engie à 16,40 € et répétez l'opération jusqu'en juillet 2017.

 
Somme totale investie
1 348,85 €
Nombre de titres acquis 100
Plus haut 15,65 € le 9 décembre 2015
Plus bas 10,71 € le 3 février 2017
Prix moyen d'acquisition 13,49 €
Cours au 31 juillet 2017 13,60 €


Le tableau montre clairement que malgré une baisse de 17 % du cours depuis votre premier achat, vous êtes légèrement positif. Sans compter les généreux dividendes que vous avez encaissés !


 

 

 
Mots clés
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